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Culture

“Une édition dans laquelle, peut-être plus que jamais, chacun peut se retrouver”

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01/09/2012

A.A

On le sait, l’éclectisme et la diversité sont la force de ce festival. Cette année encore, il y en aura pour tous les goûts. Pour ceux qui aiment la belle danse avec les compagnies néerlandaises et italiennes (Dutch National Ballet et Introdans, Balleto di Torino) ; ceux qui aiment se faire surprendre comme Luc Petton qui fait danser des cygnes avec ses danseuses ou Rukmini Chatterjee, grande danseuse de danse classique indienne, qui investit la scène avec un groupe norvégien de black métal ; ceux qui aiment le rock et le hip-hop (Anne-Marie-Porras et les “hip-hopers” de Casablanca) ; ceux qui aiment qu’on leur raconte des histoires d’ici ou d’ailleurs (la Sénégalaise Germaine Acogny, la Compagnie nationale de danse équatorienne) ; ceux qui aiment la danse portée par la musique ; ceux qui aiment simplement se faire plaisir.

“Il ne faut pas toujours chercher à mettre des mots sur la danse : il faut juste aller voir. La danse s’éprouve, se ressent comme le dit si bien le chorégraphe israélien de La Batsheva Ohad Naharin (dont la venue est événement)”, reprend Eloixa Ospital, chargée des relations publiques, en guise de prélude.

Les Pays-Bas à l’honneur

Comme à l’accoutumée, la soirée d’ouverture donne le ton. Cette année, il aura des accents néerlandais, avec le Ballet national qui, dans un programme unique conçu pour le festival, rendra hommage à Hans van Manen. Qualifié de maître de la danse et chorégraphe des plus prolixes, il a fortement marqué toute une génération de chorégraphes au sein du Nederlands Dans Theater qui s’inscrivent, tel Jifií Kylián, dans son héritage. Et parce qu’il a été l’un des premiers à avoir allié la danse moderne au ballet, sa danse, qui avec un sens de la musicalité aiguë magnifie le mouvement, a traversé les frontières.

Au-delà de cet hommage, c’est un véritable regard sur les Pays-Bas qu’a voulu présenter Thierry Malandain au travers des quatre compagnies néerlandaises invitées : “Le royaume a longtemps été une scène exemplaire. Il a su maintenir vivant tous les styles, sans ostracisme, en aidant aussi bien le contemporain que le traditionnel. Cependant, depuis deux ans, avec l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite, les compagnies ont vu leur budget amputé de 20 à 30 %.” Le chorégraphe, au Pays-Bas au moment de l’interview, en constatait les effets directs lors des répétitions avec la compagnie Introdans : “Ils sont 18, ils étaient 24, et ça risque de diminuer encore” a-t-il déploré.

Des tarifs plus accessibles

L’autre force de cette nouvelle édition est sans aucun doute la multiplication des spectacles gratuits, dans la rue, sur les places ou à la plage. Sur les 51 rendez-vous de danse, “seuls” 23 spectacles seront donnés en salle. On s’était déjà habitué à la fameuse Gigabarre du dimanche matin sur l’esplanade de la Grande Plage ou aux répétitions publiques du midi au jardin public donnant un avant-goût du spectacle présenté le soir ; cette année, le festival multiplie ces scènes en ville, avec des performances de compagnies professionnelles ou d’amateurs, dans les rues comme dans les bus (Bus Floor). Et pour un final en apothéose, c’est le ballet Malandain lui-même qui donnera une représentation gratuite sur la plage de Port-Vieux.

De quoi attiser l’intérêt d’un public indécis ou réfractaire pour Thierry Malandain qui y voit avant tout “un bon moyen pour séduire les gens”. Une opération séduction qui ne manquera pas, au passage, d’atténuer les effets de la crise.

Et pour achever de convaincre tout le monde en dix jours, la programmation proposera du cinéma danse, des conférences, des stages de danse, un bal… A vos chaussons !

 

“Top rideau” : un web documentaire en direct des coulisses

Top rideau aurait pu s’appeler “Lever de rideau”, tant ce web documentaire lève le voile sur les coulisses de la danse professionnelle. Réalisé par Nathalie Verspecht et Giuseppe Chiavaro, les deux plus anciens danseurs au Malandain Ballet Biarritz, ce web documentaire sera projeté au cinéma Le Royal à Biarritz le jeudi 6 septembre à 20h30 (tarif : 4 euros).

Une sorte d’avant-première pour réapprendre le Temps d’aimer d’une manière différente. Presque intime. Le concept est né de l’Autre TV, qui est entrée en contact avec les danseurs pour les équiper de deux caméras embarquées lors des dernières tournées du Malandain Ballet Biarritz en Amérique du Sud puis dans l’Hexagone. Deux regards croisés, de deux danseurs emblématiques de la compagnie, qui nous livrent dans ce web documentaire un face caméra intimiste. Ils portent un regard personnel, touchant et décalé sur leur quotidien d’artiste.

La projection unique du film dans son intégralité proposée dans le cadre du festival sera suivie d’une présentation de la programmation par son directeur artistique, Thierry Malandain.

Le web documentaire sera ensuite diffusé sur lautretv.fr sous forme de web série : tous les vendredis, à compter du 7 septembre, un épisode de cinq minutes sera mis en ligne.

 

Programme

Du 7 au 16 septembre

Exposition : Gratuit. Médiathèque.

“Danses noires / Amérique blanche”.

Du 7 au 14 septembre

“Master Class” : Ecole des Rocailles. Filmer, photographier la danse contemporaine.

Vendredi 7 septembre

19.00 : Théâtre du Colisée. Laboratoire de recherche chorégraphique sans frontière (France/Russie).

Première hexagonale.

21.00 : Dutch National Ballet (Pays-Bas). Hommage au chorégraphe Hans Van Manen.

Samedi 8 septembre

11.00 : Stage de danse avec la Batsheva Dance Company au conservatoire. Rens. : 05 59 22 20 21.

19.00 : Le Guetteur - Luc Petton & Cie. Swan (création pour danseurs et cygnes).

Casino municipal.

21.00 : Batsheva Danse Company (Israël). Hora. La venue du chorégraphe rebelle et fantasque Ohad Naharin, fort de son rayonnement international, reste un événement.

Gare du Midi.

Dimanche 9 septembre

11.00 : Gigabarre du Malandain Ballet Biarritz. Ouvert à tous. Gratuit.

12.00 : Rencontres interuniversitaires. La Folia, l’Amour sorcier.

Gratuit. Esplanade du casino.

14.00 : Café dansé, bal jazz avec Wayne Barbaste / Cir Calabash.

Sur le parvis du casino. Gratuit.

16.00 : Gotra de Koffie Verkeed. Dans le tourbillon de la vie, un duo sur l’amour et ses affres.

Esplanade du casino. Gratuit.

17.00 : (Re)connaissance : Daniel Linehan / Cie Amala Dianor / Cie Ando. Le but du concours est de faire émerger des jeunes talents.

19.00 : Cie Gilschamber. Liebe liberté. Casino municipal.

21.00 : Le Malandain Ballet Biarritz investit la plage d’Ilbarritz. Gratuit.

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