Pays Basque
Saint-Pée : les six élus de l’opposition claquent la porte du conseil

29/08/2012
P.M.
Lundi soir, lors du conseil municipal de Saint-Pée-sur-Nivelle, les six élus de l’opposition ont claqué la porte en tout début de séance. Par ce coup d’éclat, les quatre membres du groupe divers droite Senpere Beti Aintzina (“Saint-Pée-sur-Nivelle toujours de l’avant” en euskara) et les deux abertzale de Senpere Egun eta Bihar (“Saint-Pée-sur-Nivelle aujourd’hui et demain” en euskara) ont exprimé leur exaspération face à la manière dont ils se disent traités par Mme la maire, Christine Bessonart.
“A l’ordre du jour de ce conseil figurait la modification du PLU, que nous avions approuvée en décembre 2011”, retrace Jean-François Béderède de Senpere Egun eta Bihar. “Cette modification était liée au projet de construction du nouveau bourg. Mais il n’y a eu aucun débat avant là-dessus. On est un peu excédé de cette façon de faire. On demande que tout le monde soit concerté et écouté.”
Contactée par téléphone, Christine Bessonart, en poste depuis 2001 et réélue en 2008, est restée stoïque face à ce départ : “C’est inédit, c’est la première fois que ça se produit. Ce n’est pas très agréable. Mais cela ne remet absolument pas en cause ma façon de faire”, a-t-elle affirmé.
“Je connais bien la loi”
Elle se dit dans son bon droit : “Cette action est particulièrement mal choisie, car il s’agissait d’une délibération modifiant le PLU. Je connais bien la loi. La procédure de modification du PLU ne nécessite pas de délibération du conseil. Je pouvais très bien la lancer par un simple arrêté municipal. Ce qu’on pourrait me reprocher, c’est presque d’en avoir trop fait.”
Soucieuse néanmoins d’organiser une réunion d’information avec la Sepa (Société d’équipement des Pyrénées-Atlantiques) avant le conseil de lundi (le 21 août précisément), Mme Bessonart concède “avoir joué de malchance car à la demande de la Sepa, elle a dû être reportée”.
Au-delà de ce cas précis, il est reproché à Christine Bessonart de passer souvent en force, sans chercher la concertation, que ce soit sur le projet du bourg ou celui de la salle culturelle.
Mme la maire conteste et assume à la fois : “Je passe beaucoup d’informations. Je pense que l’information circule bien. Après, nous sommes 21 sur 27 en majorité, élus du premier coup. Je consulte, j’informe, et au final, ce sont mon groupe et moi-même qui décidons. Si j’agissais avec des atermoiements, les mêmes personnes me reprocheraient ne pas avancer.”







