RSS
Index > Edition papier > Pays Basque

Pays Basque

L’expertise médicale de l’Audience nationale conteste le rapport de l’hôpital de Donostia

p007_01_97045.jpg

25/08/2012

Antton ROUGET

Après plus de deux semaines d’affrontement politique intense, les débats autour du “cas Uribetxebarria” envahissent maintenant le champ médical.

Les conclusions du rapport médical de l’Audience nationale espagnole, rendu public vendredi, rapportent en effet que Iosu Uribetxebarria “ne se trouve pas en phase terminale” et que son traitement “peut être mené” par les services médicaux en prison.

Des affirmations totalement opposées au rapport médical réalisé, lui, par une commission de plusieurs médecins de l’hôpital de Donostia, où se trouve incarcéré le prisonnier gravement malade, et qui a établi, jeudi 16 août, que l’état de santé de Iosu Uribetxebarria était “irréversible”.


“Faibles symptômes cliniques”

Si les deux documents rapportent deux situations médicales différentes, le document publié vendredi par l’Audience nationale explique tout de même que “le pronostic vital autour de la tumeur diagnostiquée est très engagé à long terme”, mais que, “cependant, en ce moment, le patient ne se trouve pas en phase terminale et présente seulement de faibles symptômes cliniques en relation avec cette tumeur”.

Dans le même rapport, le médecin de l’Audience nationale déclare par ailleurs que 50 % des patients “présentant les mêmes caractéristiques” que Iosu Uribetxebarria ont une espérance de vie inférieure ou égale à “11,3 mois”.

Là encore, cette affirmation entre directement en opposition avec les déclarations de la commission de médecins de Donostia qui affirmait la semaine dernière, avant que Iosu Uribetxebarria ne cesse mercredi sa grève de la faim entamée 15 jours plus tôt, que “dans cette situation clinique, plus de la moitié des patients décèdent avant neuf mois et que la probabilité de survivre après douze mois était de 10 %”.

 

Sept députés s’enferment dans le parlement

Sept députés navarrais de la coalition Bildu et du parti Aralar se sont enfermés vendredi dans le parlement de Navarre à Iruñea pour réclamer la libération de Iosu Uribetxebarria. Bakartxo Ruiz, Víctor Rubio, Bikendi Barea, Aitziber Sarasola, Asun Fernández de Garaialde, Txentxo Jiménez et Xabi Lasa sont entrés vendredi à 11 heures dans l’édifice et ont annoncé qu’ils comptaient s’enfermer dans le parlement pendant 24 heures. Neuf personnes étaient déjà entrées, jeudi soir, dans la cathédrale de la capitale navarraise pour y réaliser la même action avant d’être délogées par la police nationale.

A Bilbo, six personnes se sont enchaînées vendredi aux portes de la délégation du gouvernement espagnol.

inprimatu