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Pays Basque

La Flottille de la liberté au Pays Basque

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21/08/2012

Carole SUHAS

Partie du nord de la Suède, la Flottille de la liberté, troisième édition, arrivera ce week-end au Pays Basque. En route pour Gaza pour en dénoncer une fois de plus le blocus mené par l’Etat d’Israël, le bateau L’Estelle est actuellement à Douarnenez, en Bretagne, où il fait escale avant de repartir dès demain. La flottille débarque donc en plein festival de cinéma de la ville qui met entre autres à l’honneur le Pays Basque (cf. notre édition du 14/08/2012).

Hier, Claude Léostic, présidente de la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, qui avait embarqué sur la flottille l’an dernier, était en Bretagne pour accueillir les 17 membres d’équipage de L’Estelle. Pour elle, le blocage de Gaza est “un cas de punition collective”. “Nous continuerons à en montrer l’aspect criminel. Ce qu’on défend bien sûr, c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes”, conclut Claude Léostic.

Détermination

Aller le plus loin possible, un défi après les tentatives ratées des deux années précédentes. “Après les deux flottilles, nous avons bien sûr décidé que nous devions continuer parce que le siège est toujours là et que nous allons le dire, le répéter encore et encore, aussi longtemps que le siège existera, nous reviendrons encore et encore jusqu’à ce que le siège soit levé intégralement et définitivement”, a indiqué le porte-parole suédois de l’expédition, Dror Feiler.

L’Estelle, “dégotée” en Finlande, a nécessité près de cinq mois de travaux bénévoles avant de pouvoir prendre la mer. Un trajet de trois mois, qui sera “exploité” à son maximum afin d’alerter l’opinion publique “sur les conditions de vie des habitants de Gaza et des Palestiniens en général, mais aussi sur la passivité de nos gouvernements”, a poursuivi le porte-parole suédois.

Après l’escale bretonne à Douarnenez, cet ambitieux trois-mâts cargo fera escale en Pays Basque, le dimanche 26 août à Donostia et le mardi 28 août à Bermeo, avant de poursuivre sa route vers la Palestine, où le navire est attendu courant octobre.

 

Des flottilles qui n’ont pas vu Gaza

La Flottille de la liberté III arrivera-t-elle à Gaza ? Après deux premières expériences pour le moins infructueuses, la question se pose naturellement. La première flottille, lancée en 2010, reste historique car dramatique. Avec huit cargos transportant près de 700 passagers, de l’aide humanitaire et des matériaux de construction destinés à la population de la bande de Gaza, la flottille se retrouvera face à une intervention militaire qui fera neuf morts et 28 blessés parmi les militants, et dix blessés parmi les militaires israéliens. Le tout suivi d’un tollé au sein de la communauté internationale et d’une bataille de communication autour du “A qui la faute ?”.

L’année suivante, une nouvelle flottille se met en branle pour Gaza où elle n’arrivera jamais. La flottille devait comporter dix bateaux transportant près de 1 000 activistes de 20 pays. A la suite des pressions exercées par Israël, elle restera bloquée dans le port du Pirée, à Athènes, par les autorités grecques et ne pourra pas prendre la mer.

Sauf un bateau français avec des militants canadiens, grecs, israéliens, suédois, tunisiens et français, dont Claude Léostic, le Dignité Al-Karama. Il sera intercepté et escorté par trois bâtiments israéliens vers le port d’Ashdod, où les militants seront interrogés par l’Autorité de l’immigration avant d’avoir l’obligation de retourner dans leurs pays d’origine dans un délai de 72 heures.

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