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Pays Basque

Le Crac revient à la charge avec l’objectif “zéro corrida à Bayonne”

17/08/2012

P.M.

Le Crac redescend dans l’arène. Par le biais d’un communiqué, le Comité radicalement anticorrida Europe sonne à nouveau la charge contre Jean Grenet et son soutien assumé aux spectacles taurins à Bayonne.

Le document s’ouvre sur cette banderille sarcastique : “Jean Grenet, maire de la ville et aficionado forcené et influent, est maintenant doublement un ‘ex’ : ex-député des Pyrénées-Atlantiques, puisqu’il a perdu son siège lors des dernières législatives, et, partant, ex-coprésident du groupe d’études sur la tauromachie à l’Assemblée nationale.”

Galvanisé par le succès de sa participation à la fronde estivale – qui a abouti au retrait du partenariat d’Alain Afflelou lors des fêtes – le collectif antitauromachie affiche l’objectif de “zéro corrida à Bayonne”. Il appelle à un rassemblement le samedi 1er septembre devant la mairie (13h30) avec la “distribution de plusieurs milliers de tracts dans toute la ville, afin d’informer les Bayonnais de la cruelle réalité de la corrida”.

La facture du contribuable

Pour tenter de convaincre au-delà des opposants viscéraux, le Crac pointe le coût de la manifestation : “247 255 euros de déficit en 2007, 400 000 en 2011, près d’1 million d’euros sur cinq ans… Voilà ce que ‘rapportent’, à Bayonne, les corridas aux Bayonnais, car ce sont bien sûr les contribuables qui paient la note. Le déficit s’accumule à une vitesse telle au fil des années que, pour cette saison 2012, sur les sept corridas prévues, trois ont été annulées.” Précisons qu’aucune corrida n’a été annulée cette année, mais que la temporada 2012 a été réduite de trois représentations par rapport à la précédente.

D’autre part, en marge du point presse de bilan des fêtes lundi dernier, Jean Grenet s’est montré plus optimiste que le Crac quant au résultat tauromachique 2012. “Il reste les deux corridas de septembre, mais j’ai bon espoir que le bilan des corridas cette année soit pratiquement à l’équilibre”, a-t-il avancé.

S’il faudra attendre plusieurs semaines pour en avoir la confirmation, le maire de Bayonne peut déjà l’expliquer : “Cela prouve deux choses : il fallait réduire le nombre de corridas, et on peut avoir des grandes corridas sans vedettes. Nous avons eu raison de prendre des toreros à 30 000-35 000 euros, quand les vedettes demandent 120 000 euros. Il faut revenir aux fondamentaux de la tauromachie. Ce sont les taureaux qui la sauveront.”

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