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Projet cœur de ville : Anglet prépare le terrain

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03/08/2012

Pierre MAILHARIN

L’aire de stationnement des terrains dits “du Busquet”, à Anglet, n’accepte plus aucun véhicule depuis ce mardi. Sa fermeture, décidée par l’Agglomération en accord avec la mairie, s’affiche comme la première conséquence tangible du projet immobilier “cœur de ville” porté par l’équipe de Jean Espilondo sur l’avenue de Bayonne (ex-RN 10).

Dans un communiqué, la municipalité socialiste se justifie de cette mesure conjointe, visant en quelque sorte à “préparer le terrain” pour son programme de logements, dont la réalisation est annoncée à l’horizon 2015. La parcelle du Busquet, propriété de l’Agglomération, est censée accueillir l’un des trois chantiers de ce vaste aménagement urbain, avec la création de 87 logements sociaux confiée au COL, Comité ouvrier du logement (60 % en accession sociale et 40 % en locatif).

Parking depuis 2005

“En 2005, dans l’attente d’accueillir à terme un projet immobilier à usage mixte sur les terrains du Busquet, l’Agglomération avait mis à disposition de la ville d’Anglet ce terrain de 2000 m2 pouvant servir d’aire de stationnement provisoire”, rappelle en préambule le document.

Après l’enquête publique, l’aval rendu par le commissaire enquêteur en toute fin d’année 2011 et l’adoption le 3 février dernier par l’Agglomération de la modification n° 5 du PLU (plan local d’urbanisme) d’Anglet, la suite logique pour elle était la “résiliation de la convention de mise à disposition de ce terrain” et sa fermeture au public. Ce, “afin de permettre la signature de l’acte de cession au profit du COL et de pouvoir autoriser la ville d’Anglet à lui délivrer un permis de construire sur cet espace”, indique la municipalité angloye, qui précise qu’à terme, la perte de ce parking sera compensée par la construction de 180 places de stationnement.

“Le rêve américain”

L’opposant de droite Claude Olive, s’il ne conteste pas la fermeture du parking, renouvelle ses critiques quant à la méthode générale : “Ce projet prévoit la création de 500 appartements. Je persiste à dire qu’on va changer la physionomie du quartier. On aurait dû passer par une révision du PLU, pas par une simple modification.”

La deuxième procédure va évidemment beaucoup plus vite que la première. “On veut construire absolument, en forçant la main”, peste M. Olive, qui déplore la hauteur de plusieurs édifices prévus   – “le rêve américain de Jean Espilondo”, ironise-t-il – même si celui du Busquet n’est pas forcément le plus visé. Le COL envisage de déposer son permis de construire dans les prochains jours.

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