Pays Basque
Grève générale le 26 septembre au Sud

20/07/2012
Béatrice MOLLE
“Un suicide politique et économique.” Ainsi sont qualifiées les mesures de restrictions budgétaires par les syndicats. Mesures annoncées par le gouvernement Rajoy provoquant de nombreuses réactions en Pays Basque Sud et dans l’Etat espagnol.
Hier, à Bilbo, les deux principaux syndicats du Pays Basque Sud, ELA et LAB ont appelé à la grève générale le 26 septembre prochain. ESK, Stee-Eilas, Ehne, Hiru, CGT-LKN et CNT se joignent au mouvement ainsi qu’une centaine d’associations et d’organisations sociales. L’objectif de cette grève, selon les secrétaires nationaux de LAB et d’ELA, Ainhoa Etxaide et Adolfo Muñoz, sont clairs : “Empêcher que ces coupes budgétaires soient appliquées en Pays Basque Sud. Ces mesures nous amèneront irrémédiablement vers plus de pauvreté et de récession. La crise ne doit pas être payée par ceux qui ne l’ont pas provoquée. Ces mesures feront régner la loi de la jungle. Nous allons descendre dans la rue, car le gouvernement Rajoy prépare d’autres mesures telles que la réforme du système des retraites. Il y a moyen d’appliquer une autre politique en changeant radicalement les politiques fiscales et en paralysant par exemple les infrastructures comme la construction du TGV.”
Un appel à l’unité syndicale a été lancé notamment en direction des syndicats espagnols CCOO et UGT. Ces deux syndicats de l’Etat espagnol ont indiqué souhaiter maintenir “un dialogue social” avec le gouvernement espagnol et le gouvernement basque.
Manifestations en Pays Basque Sud
Plusieurs milliers de personnes armées de casseroles ont participé avant-hier à des manifestations bruyantes dans les rues du Pays Basque Sud. Et ce, à l’appel des syndicats LAB et ELA. Des milliers de manifestants à Bilbo et Iruñea, Gasteiz et Donostia, mais également dans plusieurs villes du Pays Basque Sud. “L’argent pour les banques, la pauvreté pour le peuple”, pouvait-on lire sur les nombreuses pancartes arborées par les manifestants.
Par ailleurs, la coalition Amaiur, avec représentation parlementaire à Madrid (sept députés), a déclaré qu’elle s’opposait aux décrets royaux validés hier par le Congrès des députés à Madrid. Amaiur dénonce le fait que l’Etat espagnol soit soumis aux pressions des banques et des grands groupes financiers. “Il n’est pas possible que le PP et l’UPN, qui en Hego Euskal Herria ne représentent que 20 % de la population, imposent à l’immense majorité des citoyens basques des mesures injustes et solidaires”, estime Amaiur qui a répondu favorablement à l’appel à manifester samedi à Bilbo lancé par Bildu. Manifestation à laquelle ne se joindra pas le syndicat ELA, “ne souhaitant pas être instrumentalisé par un parti politique”.







