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Sports - Cyclisme

Haimar Zubeldia pense au podium

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11/07/2012

Marc DUFRECHE

Après seulement une semaine de course, Haimar Zubeldia, sixième du classement général à 3’19 du leader Bradley Wiggins, représente les seuls espoirs basques sur ce Tour 2012. L’équipe Euskaltel-Euskadi décimée, il faut donc se diriger vers la formation états-unienne RadioShack pour laquelle le natif d’Usurbil roule depuis 2010.

“Je me sens bien et il y a du soutien dans l’équipe. Je ne sais pas si je suis le leader maintenant, nous en parlerons lors de la journée de repos”, déclarait le Gipuzkoar lundi soir après son chrono qui le voyait être le coureur le mieux placé de son équipe au classement général. En l’absence d’Andy Schleck, forfait de dernière minute, l’équipe RadioShack s’est élancée sur ce Tour 2012 sans véritable leader, mais avec une équipe expérimentée et solide.

Après une semaine de course, une hiérarchie semble s’être dessinée au sein de la formation luxembourgeoise, leader du classement par équipes avec cinq coureurs dans les 20 premiers du général. Franck Schleck, victime d’une chute, est déjà loin au classement (17e à 8’1) et Andreas Kloden a craqué dimanche lors des ascensions à répétition de la 8e étape (15e du général à 6’3). Le Français Tony Gallopin (13e à 5’19), le Belge Maxime Monfort (7e à 4’23), et donc Haimar Zubeldia, sont les mieux placés pour devenir les leaders de leur équipe. “Nous allons en parler pendant la journée de repos, mais moi, je ne me vois pas comme un leader de l’équipe”, avançait le Belge lundi soir à Besançon.

L’expérience et les jambes ?

A 35 ans, le Gipuzkoar ne cache pas ses ambitions après cette première semaine de course. “En théorie, je devrais maintenant prendre la responsabilité de l’équipe. Maintenant, je dois aller chercher le général”, juge-t-il. Zubeldia candidat à la victoire finale à Paris ? Non. Sauf catastrophe, celle-ci est réservée à Bradley Wiggins et Cadel Evans.

Mais pourquoi pas un podium. Ses concurrents s’appellent Nibali, Menchov, Froome, Montfort, Van Garderen. Zubeldia possède quelques atouts. Bon en contre-la-montre, il peut lutter avec les meilleurs lorsque la route s’élève. Il a surtout l’expérience du Tour avec onze participations et quelques beaux résultats : 5e en 2003 et 2007, 8e en 2006. “En 2003, je me suis vu très proche du podium, mais il m’a manqué l’expérience. Maintenant, je suis un coureur mature, je connais cette course”. Tactiquement, Haimar Zubeldia est prêt. Il faut maintenant que les jambes tournent correctement pour voir se réaliser ce podium. Longtemps blessé en début de saison (trois mois), le Basque manque de préparation en nombre de kilomètres. Mais il arrive frais comme en atteste sa 10e place dans le Critérium du Dauphiné deux semaines avant le début de la Grande Boucle.

Alain Galopin, son directeur sportif, donne son avis sur l’état de forme de son coureur : “Chaque jour, il semble aller de mieux en mieux et c’est réellement impressionnant car il n’a pas beaucoup couru cette année.” “Je suis très satisfait du résultat obtenu jusqu’ici et j’ai de bonnes sensations. Mes jambes vont bien et c’est ce qui est important en vue des deux semaines de course qu’il reste”, poursuit Zubeldia à qui il ne reste plus que le test de la montagne pour s’installer définitivement dans le fauteuil d’un sérieux prétendant au podium. Ça commence aujourd’hui avec la première étape alpestre.

 

Une descente de… police sur le Tour

Le coureur de l’équipe Cofidis Rémy Di Grégorio a été arrêté hier lors d'une descente de la police liée à une enquête sur le dopage. L’équipe Cofidis a annoncé dans la foulée la suspension immédiate de son coureur mis en garde à vue dans le cadre d’une commission rogatoire ouverte en juin 2011, alors qu’il était membre de l’équipe Astana, pour trafic de produits dopants en bande organisée. “Ce cas isolé ne doit pas remettre en cause la participation de l’équipe au Tour de France et pénaliser ceux qui n’ont rien à se reprocher”, a ajouté l’équipe française. “Nous venons d’apprendre qu’un de nos coureurs, engagé sur le Tour de France, aurait tenté de recourir à l’usage de substances dopantes pour améliorer ses performances. Nous ne disposons à l’heure actuelle que de très peu d’informations concernant les faits qui se seraient déroulés”, a poursuivi dans un communiqué Cofidis. “Si ces faits sont établis”, Di Grégorio “sera licencié sur le champ comme le prévoient les termes de son contrat et la politique d’éthique de l’équipe”.

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