Sports - Cyclisme
Course contre le temps
29/06/2012
Le Tour de France 2012 revient samedi à Liège (Wallonie) au traditionnel prologue, abandonné l’an dernier, et privilégie la course contre le temps, au long de plus de 100 kilomètres de “chronos” individuels, jusqu’à l’arrivée le 22 juillet à Paris.
Deux grands contre-la-montre, le premier (Besançon) placé avant l’entrée en haute montagne, le second (Chartres) à la veille de l’arrivée du 22 juillet à Paris, sont autant de rendez-vous décisifs dans un parcours de kilomètres qui s’attache à trouver de nouveaux terrains, souvent très ardus. “Les pentes les plus raides de l’histoire du Tour”, annonce son directeur, Christian Prudhomme. Pour rompre avec la litanie des sprints, la première semaine dans la plaine prévoit deux arrivées en côte, dès la première étape (Seraing) puis deux jours plus tard en conclusion de la traversée des petits monts du Boulonnais (Boulogne-sur-Mer). Mais la première arrivée sélective est prévue à la 7e étape, à La Planche des Belles Filles, une côte très raide de près de six kilomètres dans la forêt aux abords du massif vosgien.
Une seule grande étape alpestre
L’étape suisse de Porrentruy, le lendemain, présente tous les éléments (brièveté, densité, absence de vallées) favorables aux attaquants, comme le souhaite Christian Prudhomme. Après ce passage de moyenne montagne et le “chrono” vallonné de Besançon, la course entre en altitude, avec le Grand Colombier pour rejoindre Bellegarde-sur-Valserine et surtout l’enchaînement Madeleine-Glandon-La Toussuire dans la seule grande étape alpestre (12 juillet).
La liaison avec les Pyrénées se fait par la vallée du Rhône et le Languedoc (Le Cap d’Agde après la montée du Saint-Clair à Sète). L’apéritif ariégeois (Foix, par le mur de Péguère) précède ensuite la seconde journée de repos et un diptyque concentré de haute montagne avec les quatre “classiques” grands cols pyrénéens (Aubisque, Tourmalet, Aspin, Peyresourde) sur la route de Luchon, puis l’arrivée inédite à Peyregudes, rejoint après l’ascension du port de Balès, à trois jours de Paris.
Pour les candidats au podium, il reste encore à négocier le très long contre-la-montre (53,5 km) tracé dans la plaine de la Beauce. De Chartres et de sa cathédrale changée par Péguy, les Champs-Elysées sont en vue !
Samuel Sanchez est prêt
C’est officiel depuis cette semaine : Euskaltel va poursuivre son investissement dans le cyclisme et l’équipe basque sera encore dans le peloton l’an prochain. Une bonne nouvelle pour l’équipe avant de débuter un nouveau Tour de France où l’objectif sera de remporter une étape et de tente de placer au plus haut de la hiérarchie son leader Samuel Sánchez.
Le champion olympique sur route avait lourdement chuté lors du dernier Critérium du Dauphiné il y a un mois. Depuis, il a tout mis en place pour récupérer de sa chute et être apte au départ de la grande boucle. “Je pense qu’il faut attendre un peu”, a dit Sánchez cette semaine interrogé sur son état de forme. “Jusqu’au départ de la course, on ne sait jamais très bien comment est son corps. La préparation a été correcte”, a-t-il ajouté.
Euskaltel repart officiellement
Le leader des Euskaltel partira samedi de Liège sans avoir encore resigné son contrat avec l’équipe basque. Et ce malgré l’annonce officielle de cette semaine confirmant l’engagement de la compagnie de téléphonie dans le cyclisme basque avec comme directeur sportif le revenant Igor González de Galdeano. Samuel Sánchez n’est pas le seul à ne pas connaître son avenir pour la saison 2013. “Le plus urgent est la rénovation des cyclistes importants pour l’équipe. C’est évident pour Samuel, mais aussi pour Anton, Landa et Ion Izagirre. Si nous les retenons, et avec Gorka Izagirre ou Sicard qui sont, eux, encore sous contrat, nous auront un projet de départ solide”, indique le nouveau directeur sportif cette semaine dans la presse ibérique. Igor González de Galdeano ajoute “ne pas être inquiet” sur le futur en orange de Samuel Sánchez : “J’ai de bonnes relations avec lui, il connaît le projet et veut continuer ici.”
Les équipes
ASTANA (Kazakhstan) : Vinokourov, capitaine historique, veut réussir sa sortie. Brajkovic a été désigné pour le général.
AG2R (France) : Le groupe, francisé, entend se placer au classement (Péraud, Roche). Kadri et Riblon sont de vrais attaquants.
COFIDIS (France) : L’équipe s’en remet à Moncoutié et à Dumoulin pour les étapes. Taaramäe regarde le maillot blanc de meilleur jeune.
BMC (Etats-Unis) : Tout pour Evans, le vainqueur sortant. Gilbert se met à son service, Hincapie fait ses adieux pour son 17e Tour.
FDJ (France) : Pinot et Vichot côté jeunes, Casar et Fédrigo côté anciens, Roux et Roux entre les deux : les talents sont multiples.
EUSKALTEL-EUSKADI (Pays Basque) : Une étape, c’est l’objectif déclaré. Samuel Sánchez se remet de blessure.
KATUSHA (Russie) : Menchov, énigmatique, affirme vouloir le maillot jaune. Il est aidé par une formation rodée.
GARMIN (Etats-Unis)- Le succès de Hesjedal dans le Giro élargit l’horizon d’une équipe de spécialistes de la plaine (Farrar, Millar).
LIQUIGAS (Italie) : Un duo complémentaire : Nibali pour le maillot jaune, Sagan, qui débute dans le Tour, pour le vert.
LAMPRE (Italie) : Petacchi, dans les sprints, Scarponi, dans les cols, mènent un groupe d’expérience.
MOVISTAR (Espagne) : Le retour de Valverde renforce un groupe en réussite, à l’exemple de Rui Costa.
LOTTO (Belgique) : Priorité à Van den Broeck, candidat au podium. Greipel est entouré pour les sprints.
ORICA (Australie) : Goss candidat au maillot vert pour les grands débuts de l’équipe australienne, avec le puncheur Gerrans.
OMEGA (Belgique) : Des rouleurs (Leipheimer, T. Martin), un grimpeur (P. Velits) et un électron libre tourné vers l’attaque (Chavanel).
RADIOSHACK (Luxembourg) : Le forfait d’Andy Schleck place en première ligne son aîné, Frank. Horner et Klöden sont toujours là.
RABOBANK (Pays-Bas) : Trois produits maison (Gesink, Kruijswijk, Mollema) pour le classement général, Sánchez pour une étape.
SKY (Grande Bretagne) : Wiggins a obtenu la priorité dans sa quête du maillot jaune. Mais Cavendish reste le numéro un du sprint.
SAUR (France) : Coppel se présente en leader pour entrer dans les dix premiers. Simon lorgne sur les arrivées en côte.
EUROPCAR (France) : Voeckler, dont la préparation a été contrariée, laisse la vedette à Rolland, très attendu en montagne.
ARGOS (Pays-Bas) : L’équipe néerlandaise est organisée pour mettre sur orbite la fusée Kittel dans les sprints.
SAXO (Danemark) : Privé de Contador, le groupe danois s’en remet à C. Sörensen en montagne, à Nuyens et N. Sörensen ailleurs.
VACANSOLEIL (Pays-Bas) : L’exemple De Gendt au Giro inspire une équipe qui veut passer la vitesse supérieure.
Principales difficultés
Les principales difficultés du Tour de France 2012 (entre parenthèses, les villes-étapes).
7e étape (La Planche des Belles Filles)
La Planche des Belles Filles : 5,9 km à 8,5 % (1 035 m).
8e étape (Porrentruy)
Côte de Maison-Rouge : 7,9 km à 5 % (784 m) ; côte de Saignelégier : 7,8 km à 6,1 % (979 m) ; côte de Saulcy : 4,6 km à 8,6 % (931 m) ; côte de la Caquerelle : 4,3 km à 7,6 % (827 m) ; col de la Croix : 3,7 km à 9,2 % (779 m).
10e étape (Bellegarde-sur-Valserine)
Côte de Corlier : 6,4 km à 5,5 % (762 m) ; col du Grand Colombier : 17,4 km à 7,1 % (1 501 m).
11e étape (La Toussuire)
Col de la Madeleine : 25,3 km à 6,2 % (2 000 m) ; col de la Croix-de-Fer (par le Glandon) : 22,4 km à 6,9 % (2 067 m) ; col du Mollard : 5,7 km à 6,8 % (1 638 m) ; La Toussuire : 18 km à 6,1 % (1 705 m).
12e étape (Annonay)
Col du Grand Cucheron : 12,5 km à 6,5 % (1 188 m) ; col du Granier : 9,7 km à 8,6 % (1 134 m).
14e étape (Foix)
Col du Portel : 5,3 km à 6,3 % (601 m) ; port de Lers : 11,4 km à 7 % (1 517 m) ; mur de Péguère : 9,4 km à 7,9 % (1 375 m).
16e étape (Bagnères-de-Luchon)
Col d’Aubisque : 16,4 km à 7,1 % (1 709 m) ; col du Tourmalet : 19 km à 7,4 % (2 115 m) ; col d’Aspin : 12,4 km à 4,8 % (1 489 m) ; col de Peyresourde : 9,5 km à 6,7 % (1 559 m).
17e étape (Peyragudes)
Col de Menté : 9,3 km à 9,1 % (1 349 m) ; col des Ares : 6 km à 5,3 % (797 m) ; port de Balès : 11,8 km à 7,7 % (1 755 m) ; Peyragudes (par Peyresourde) : 15,4 km à 5,1 % (1 603 m).







