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Pays Basque

Les Navarrais refusent de brader l’éducation

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02/06/2012

Antton ROUGET

En Navarre aussi, la politique d'austérité pour faire face à la crise est loin de faire l'unanimité. Jeudi, après avoir manifesté les 22 et 29 mai, les étudiants et enseignants ont de nouveau battu le pavé pour dénoncer les propositions du gouvernement de Navarre en matière d'éducation. Signe que la protestation grandit : les fonctionnaires de l'administration se sont également joints à la dernière mobilisation.

“Pour une éducation publique et de qualité !” Manifestations, rassemblements, occupations d’établissements : cela fait maintenant plus de dix jours que corps enseignant et élèves dénoncent les restrictions annoncées en matière d’éducation. La hausse du nombre d’heures d’enseignement (de 23h à 25h par semaine dans le primaire, de 18h à 20h dans le secondaire) et l’augmentation des tailles de classe de plus de 10 % sont les mesures, souhaitées par le ministre de l’éducation Jose Iribas, les plus impopulaires.


Manque de “volonté politique”

“L’éducation ce n’est pas un problème, c’est la solution à beaucoup de problèmes.” Pour Expe Iriarte, porte-parole du syndicat LAB, majoritaire dans le secteur, la Navarre est en train de suivre la politique d’austérité impulsée par le Parti populaire à Madrid.

Insistant sur le fait que le gouvernement a la capacité de résister aux coupes de Madrid, tous les syndicats dénoncent le “suivisme” des principaux partis de la province et évoquent un manque de “volonté politique”. Une critique directe envers l’Union du peuple navarrais (UPN) à la tête du gouvernement et le Parti socialiste navarrais (PSN) qui a voté les coupes budgétaires au Parlement. Un sentiment, pour les manifestants, que la Navarre doit défendre sa souveraineté face au gouvernement central.

Dans les rues d’Iruñea, jeudi, le message de LAB était sans équivoque quant à l’issue du conflit : “ou ils retirent toutes les mesures, ou ils s’en vont.”

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