Pays Basque
P. López prédit une “nouvelle ère” économique

31/03/2012
Sébastien SOUMAGNAS
Selon un dossier publié par le Financial Times datant du 27 mars 2012, le Pays Basque Sud serait aujourd’hui le lieu idéal pour investir. En d’autres termes, l’endroit où il faut aller pour faire des affaires. Et le dépôt des armes initié par ETA en octobre dernier n’y serait pas étranger, aux dires de Patxi López… Retour sur une “économie en devenir”.
Ainsi, le journal d’affaires Financial Times, avec l’appui d’une interview de P. López, lehendakari du gouvernement de la Communauté autonome basque (CAB), met en avant les nouvelles opportunités économiques du Pays Basque Sud, auparavant bridées, selon lui, par le spectre d’ETA. En effet, il constate que ce renouveau économique intervient quelques mois après le pas historique engagé par l’organisation vers un processus de paix au Pays Basque.
Alors, coïncidence ou pas ? La question se pose pour certains. Cependant, pour le lehendakari, cela ne fait aucun doute : “Nous entrons dans une ère nouvelle… Le Pays Basque peut maintenant développer son plein potentiel.” Il confirme cette déclaration en précisant que “nous savons tous que beaucoup d’investissements étrangers n’ont pas été conclus par les entreprises du Pays Basque par crainte de représailles terroristes et que certaines, même, étaient allées s’installer dans d’autres parties de l’Espagne”.
Le quotidien britannique se félicite du programme de développement économique annoncé par P. López, qui a pour but affiché de tout faire pour éviter la délocalisation, en mettant notamment en place ce qu’il appelle la “multilocalisation”, c’est-à-dire la possibilité d’ouvrir des filiales à l’étranger. D’autre part, bien que souffrant de la crise économique comme tous les pays d’Europe, le Pays Basque affiche un taux de chômage bien moindre que celui du reste de l’Etat espagnol, ce qui n’a pas toujours été le cas ; une raison supplémentaire pour envisager l’avenir sous de meilleurs auspices.
Autre fait important rapporté par le Financial Times, l’indépendance financière du Pays Basque, qui possède le plus haut niveau d’autonomie de l’Etat espagnol. Dans son dossier consacré au Pays Basque est aussi mentionnée la fusion des trois organismes financiers de la CAB, à savoir BBK, Kutxa et Caja Vital, qui forment désormais la banque Kutxabank.
Etant donné la volonté exprimée par ETA de valider la fin de ses actions armées, les entreprises basques devraient donc désormais attirer leurs homologues étrangères qui, d’après le quotidien, jusqu’ici auraient été refroidies par les actions de l’organisation armée.







