Culture
Un travelling sur une Afrique contemporaine

20/03/2012
Cécile VIGNAU
Pour sa nouvelle création, Rage, le chorégraphe Anthony Egéa réunit six danseurs africains pour une évocation de l’Afrique en une excitante confrontation entre le hip-hop, le krump, la danse contemporaine et les danses traditionnelles africaines. Le krump, c’est cette danse de rébellion née dans les ghettos états-uniens après les émeutes de Los Angeles en 1992. Elle est issue de la violence, de l’isolement et de la pauvreté. Elle trouve ici un écho bien particulier chez les danseurs africains avec lesquels Anthony Egéa chorégraphie une danse incarnée, urgente, brute et sauvage.
Brute et sauvage, car Rage est comme l’urgence d’exposer l’énergie superbe d’interprètes africains. L’Afrique contemporaine est donc au centre de cette nouvelle création avec ses scènes de vie, les temps de palabre et de travail, avec la nuit aussi au cours de laquelle les corps s’oublient, communient par la danse (makossa et soukous font trembler les fessiers), la nuit qui vibre au rythme de la fête et qui fait oublier la pesanteur des journées.
Anthony Egéa
Le chorégraphe amorce dès 1984 un long processus d’apprentissage de la danse hip-hop. Il fonde la compagnie Rêvolution en 1991 au sein de laquelle il crée les spectacles Urban Ballet (2008), ou encore Clash (2009). Sa démarche artistique tend à remettre en question le mouvement en développant des formes hybrides, qui s’écartent des conventions et des attendus.
Ce soir et demain à 20h30 au Théâtre de Bayonne SNSBA. Plein tarif : 24 euros.







