Pays Basque
Les parents d’élèves n’en démordront pas

17/02/2012
Julien Marchione
Parents d’élèves et syndicats d’enseignants avaient appelé à une forte mobilisation en cette fin de semaine pour dénoncer les suppressions de postes prévues par la nouvelle carte scolaire à la rentrée 2012. Hier, de nombreux parents d’élèves occupaient les écoles basques. Aujourd’hui, les mobilisations se poursuivent.
A l’école de la citadelle à Bayonne, une dizaine de parents s’était rassemblée hier devant les grilles de l’école publique où un poste est directement menacé par la nouvelle carte scolaire. “On veut nous fermer une classe sans vraiment savoir l’effectif que nous aurons à la rentrée 2012”, explique Sandra Daunes, représentante des parents d’élèves. “Nous voulons que cette décision, si elle a lieu, ne soit pas prise avant septembre”.
Nathalie Serres, également représentante des parents d’élèves et présidente de l’Amicale de la Citadelle (maternelle et école), tient à préciser : “Nous perdrons, s’ils ne reviennent pas sur leur décision, une classe, deux assistantes d’éducation en fin de contrat en juin. Nous aurons également moins d’heures en Rased [Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté, ndlr] pour aider nos enfants. Nous allons nous retrouver avec quatre classes pour cinq niveaux, avec des classes pouvant atteindre en 25 et 28 élèves”. Pour pallier cette situation, la ville de Bayonne pourrait faire un équilibrage des effectifs avec les écoles voisines.
“Huit niveaux ensemble”
A l’école publique bilingue de Hélette, les parents d’élèves se disent “très inquiets”. Bernard Géraud, de l’association des parents d’élèves, explique qu’“il n’y aurait plus qu’un poste de français et un demi-poste de basque. Le professeur enseignant en français aura, par demi-journée, huit niveaux à faire travailler ensemble, soit 23 élèves”.
L’école d’Ossès n’est pas épargnée par les mouvements contestataires. De nombreux élus et parents d’élèves se sont rassemblés contre la suppression d’un demi-poste de basque et de français. Le mouvement est également suivi en Soule, notamment à l’école de la Haute-Ville à Mauléon et à Barcus. A Ordiarp, une dizaine de personnes s’était postée devant le RPI Ordiarp-Musculdy.
L’association des parents d’élèves bilingues Biga Bai a apporté “son plein soutien aux écoles de Soule”, notamment, et a envoyé une lettre à l’inspection académique lui demandant de revenir sur “des décisions qui pénaliseraient les écoles”. L’association des parents d’élèves bilingues Ikas-Bi a, elle aussi, apporté “son soutien aux parents” et s’est jointe aux appels à manifester à Pau aujourd’hui. Parents d’élèves et enseignants ont rendez-vous à 8h30 devant l’inspection académique ce matin, puis devant la préfecture où se tiendra la CDEN (conseil départemental de l’Education nationale) à 14 heures.
D’autre part, les syndicats d’enseignants ayant boycotté hier le comité technique paritaire (CTP), celui-ci devrait donc avoir lieu aujourd’hui à l’inspection d’académie.







