Pays Basque
Visite de Hollande au Pays Basque : la lettre de Maitia

14/02/2012
Pierre MAILHARIN
Viendra, viendra pas ? “Je n’imagine pas une campagne socialiste sans un passage par ici”. Pour Frantxoa Maitia, la nécessité d’une escale de François Hollande au Pays Basque ne fait pas l’ombre d’un doute. Reste à savoir si le candidat de la rose, et son équipe rapprochée, partagent cet avis.
Depuis plusieurs semaines, l’élu garaztar, postulant aux législatives sur la 4e circonscription, s’emploie en tout cas à l’organisation d’une telle visite. “J’ai remis une lettre à François Hollande, de la main à la main, au moment du meeting de Mérignac [le mercredi 4 janvier, ndlr]. Je lui ai demandé qu’il prévoit de venir au Pays Basque. Je lui ai également indiqué qu’à mon sens, il serait interrogé sur trois questions”. Dans l’ordre : le processus de paix, l’avenir institutionnel du Pays Basque Nord et la question des langues et cultures régionales.
Frantxoa Maitia aurait obtenu une première réponse immédiate de François Hollande : “Il m’a dit : ‘Pour le troisième point, je n’ai aucune difficulté. Sur les deux autres, il faudra que tu m’aides’”. Parmi les 60 engagements de campagne de l’ancien premier secrétaire du PS, figure au numéro 56 “la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires” par l’Etat français. Celle-ci ouvrirait la voix à une loi linguistique, réclamée par beaucoup localement.
Après ce contact mérignacais, Frantxoa Maitia a continué de faire le forcing, via des messages téléphoniques, notamment auprès de Stéphane Le Foll, responsable de l’organisation de campagne de François Hollande.
Lui “qui n’est pas si souvent à Paris que cela”, compte désormais sur la sénatrice Frédérique Espagnac pour l’aider à relayer sa demande en bord de Seine. Dans une interview au JPB le 21 janvier, l’ex-directrice adjointe de cabinet de Hollande nous avait confirmé qu’elle œuvrait en ce sens, mais qu’elle ne voulait surtout pas tomber “dans les grandes déclarations” non suivies de résultats.







