Pays Basque
Des entrepreneurs locaux font l’éloge de la LGV

11/02/2012
P.M.
Jeudi après-midi, lors de la conférence-débat “LGV : ensemble, transformons l’essai” à la CCI de Bayonne, une dizaine de chefs d’entreprises et/ou dirigeants de structures locales ont expliqué pourquoi la réalisation du projet ferroviaire était impérative à leurs yeux. Trois types d’arguments sont ressortis : le gain de temps, un coût du voyage moins élevé, et un mode de transport plus propre ; les deux premiers ayant un impact direct sur leurs activités respectives.
Le directeur de Dassault à Anglet, Jean-Robert Luc, soulignant que le pétrole n’était “pas une ressource inépuisable”, a estimé qu’il était temps “de changer d’énergie et de passer au transport ferroviaire”. Pour des raisons écologiques, et parce que “le prix du pétrole va devenir de plus en plus cher et donc celui des avions de plus en plus élevé”.
Son homologue de Maïsadour, Thierry Blandinières (Mont-de-Marsan), a insisté sur l’attractivité promise par la réduction du temps de trajet Paris-Biarritz : “Il est important pour les entreprises qu’elles puissent faire venir leurs sièges sociaux afin que le pouvoir de décision soit dans les régions. Cette LGV est aussi importante pour attirer les compétences. Avec des infrastructures de haut niveau, les jeunes savent que s’ils viennent, ils ne seront pas loin de Bordeaux ou Paris”.
Les TPE et PME aussi concernées
Au-delà des grosses entreprises, les petites seraient également concernées. Pour Pierre-Henri Laplace, vice-président du club des entreprises de la technopole Izarbel (Bidart), l’apport se situera en terme de prix des déplacements : “Nous sommes environ 90 sociétés, avec un effectif moyen de moins de dix personnes. Nos partenaires sont souvent extra-régionaux. Et 80 % des trajets se font en avion. J’ai consulté les tarifs actuels pour un Biarritz-Paris, c’est 597 euros…”.
Pierre Barat, coprésident de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) a de son côté défendu les bénéfices de la LGV pour les professionnels du tourisme : “Il faut se tourner vers l’avenir. Refuser la LGV, ce serait enterrer nos entreprises. Cela doit permettre de faire venir les gens. Si on est bon, il n’y a pas de raison qu’ils ne viennent pas chez nous”. “Nous sommes là pour vendre du plaisir, et le premier plaisir, c’est de voyager”, a complété Olivier Lépine, directeur de Biarritz Tourisme.
André Joie, directeur de l’école d’ingénieur Isa-BTP (Anglet) a, lui, jugé qu’un tel projet pourra “être vecteur de vocations”, mais s’il est “bien mené”. “La prise en compte sociale, humaine et écologique doit être aussi importante que l’économique”, a-t-il prévenu.







