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Saint-Palais : le projet “Chemins” présenté devant le Syndicat de Basse-Navarre

10/02/2012
Béatrice MOLLE
Lundi 13 février se tiendra la réunion du Syndicat de Basse-Navarre et le projet “Chemins”, prévu en lieu et place de l’ancien couvent des franciscains à Saint-Palais, sera présenté lors d’une commission culture PCD de Basse-Navarre. Le projet est défendu et porté par la mairie de Saint-Palais : il s’agira d’un centre dédié au pèlerinage de Saint-Jacques. Lors des vœux pour l’année 2012, à une question sur le fait que certains détracteurs estimaient que la municipalité jouait en solo sur ce projet à l’échelle de la Basse-Navarre, le maire de Saint-Palais, Jean-Jacques Loustaudaudine, répondait que “ce projet ambitieux n’est pas accepté par certains qui y voient une concurrence. Ils font une erreur et fausse route. Aujourd’hui, Saint-Jean-Pied-de-Port est le passage incontournable pour 45 000 pèlerins et marcheurs vers Saint-Jacques. Cela peut être conforté en bonne intelligence avec Ostabat et Saint-Palais, si l’on sait partager une même philosophie sur le même chemin en Basse-Navarre” (édition du 12/01/2012). Nous aurions voulu nous entretenir avec le maire de Saint-Palais pour savoir s’il réitérait ses propos tenus il y a un mois, mais ses services nous ont affirmé qu’il était injoignable.
Position du maire d’Ostabat
Daniel Olçomendy, maire d’Ostabat, lui, nous a répondu. En affirmant que “ce projet de Saint-Palais et son contenu sont très positifs. Il faut travailler en réseau. Je n’ai pas à juger la forme du projet, mais le fond. Mon intérêt, c’est le développement du territoire. Le pèlerin, par définition, chemine, il passe par un endroit et nous devons faire en sorte que les territoires traversés soient expliqués. Concernant Ostabat, il s’agit d’un projet de centre d’évocation, en parfaite complémentarité avec celui de Saint-Palais”.
Le conseiller général Barthélémy Aguerre, maire de Luxe-Sumberraute et président du Syndicat de Basse-Navarre, souligne qu’“il s’agit d’un très beau projet. Le seul problème qu’il y avait est qu’il a été présenté devant le Conseil des élus et le Conseil de développement en direct, ainsi que devant le Conseil régional et le Conseil général. Mais cela est du passé, car lundi prochain, il sera présenté devant le Syndicat de Basse- Navarre”.
Par ailleurs, Lucien Delgue, président de la Communauté de communes d’Iholdi-Oztibarre, estime que la polémique a fait long feu : “Ce sont des polémiques stériles qui ne mènent à rien. C’est la commune de Saint-Palais qui a acheté le couvent des franciscains, en partie grâce à un don important. Je ne vois pas en quoi nous devrions nous immiscer dans cette affaire. En outre, le choix me paraît excellent. Je me sens très impliqué car j’ai passé deux années comme pensionnaire dans ce couvent. J’en garde un excellent souvenir, j’avais onze-douze ans, et c’était vraiment l’esprit de famille”.
Quant au président de la Communauté de communes d’Amikuze (à laquelle appartient Saint-Palais), Eric Narbais Jaureguy, celui-ci renvoie à la mairie de Saint-Palais compétente en la matière. Le Conseil régional et le Conseil général devraient rendre leur arbitrage financier prochainement.
Genèse du projet “Chemins”
Selon des sources proches du dossier et favorables au projet, “Chemins” sera composé d’un auditorium, d’un espace muséographique, d’un jardin “remarquable” labellisé par le Comité des parcs et jardins de France et de l’aménagement d’un chemin d’art. Un comité d’éthique et d’orientation composé de 65 personnes a été créé, “dont 48 personnes sont de Saint-Palais et représentent les diverses associations de la ville. Ce n’est en rien un projet de diffusion culturelle, mais un outil de tourisme éducatif et culturel au sens large du terme. Depuis le début, ce projet cherche à s’enraciner dans son territoire. Il y aura, entre autres, une collaboration avec l’institut Jean Errecart, avec l’accueil des étudiants. C’est un projet qui se fait en concertation avec les forces vives”, affirme ce proche du dossier qui estime que “le temps de la communication viendra après le temps de l’appropriation”.
Le projet aurait, selon des sources institutionnelles, un coût d’investissement de 2,5 millions d’euros, avec un budget prévisionnel de fonctionnement annuel de 245 000 euros.







