L'opinion - Tribune Libre
A propos de la réponse du gouvernement à Jean-Jacques Lasserre
09/02/2012
Comité pour la défense des droits de l’homme en Pays Basque
Le sénateur Jean-Jacques Lasserre a présenté le 24 janvier 2012 une question orale au ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, portant sur le processus de paix au Pays Basque. Il rappelait la confirmation par l’ETA de l’arrêt définitif de son activité armée comme l’avaient exigé les membres de la conférence internationale de paix réunie à Saint-Sébastien le 17 octobre dernier. La conférence invitait aussi les gouvernements français et espagnol à accueillir cette déclaration et à engager un dialogue, incluant la reconnaissance de toutes les victimes en vue de la réconciliation, et de répondre favorablement à la demande de rapprochement des prisonniers basques et de la libération des malades ou en fin de peine.
Trois mois après, il souhaitait connaître la suite qui allait en être donnée.
La réponse négative du ministère et l’argumentaire faisant référence à des arrestations récentes de personnes non encore jugées ne laissent guère d’espoir d’envisager rapidement une attitude ouverte à ces appels, indispensable pourtant à la poursuite du processus de paix.
Le CDDHPB s’en indigne profondément. Même si supprimer toute violence est un objectif légitime, il l’estime foncièrement vain si on ne rétablit pas au préalable la justice et la reconnaissance d’un peuple qui affirme et justifie son existence. Une grande partie de la population locale commence à prendre conscience de la nécessité absolue de cette démarche, et surtout, un certain nombre de personnalités politiques, civiles et religieuses en partagent l’exigence.
Il devient donc urgent qu’une réponse constructive soit donnée afin de mettre fin aux souffrances des familles et de pouvoir enfin se consacrer totalement et sereinement à l’avenir pacifique du Pays Basque.







