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«Il ne faut plus perdre un match»

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04/02/2012

Entretien avec Eric BORDAGARAY / Entraîneur Irisartarrak

Le handball se porte toujours aussi bien du côté d’Irissarry. L’Irisartarrak lutte toujours en haut du classement de la Nationale 3 avec pour objectif la montée en Nationale 2. Après être lourdement tombés à Bordeaux Caudéran il y a une semaine, ce soir (20h45), les Bas-Navarrais disputeront un derby à Oloron ou la défaite n’est pas envisageable pour rester dans la course à montée.

Quel bilan faites-vous du parcours jusqu’ici de votre équipe ?

Le bilan est satisfaisant avec un groupe mobilisé, motivé avec une envie de décrocher cette montée en Nationale 2. On a un groupe de 17 joueurs, avec une douzaine qui peut prétendre pouvoir jouer en Nationale 2. L’objectif du staff, des joueurs et des dirigeants, c’est la Nationale 2. On va essayer de tout faire pour. Mais on a eu une contre-performance la semaine dernière à Bordeaux Caudéran qui risque de nous handicaper pour l’avenir (défaite 33-23).

Cet objectif N2, était-il évident dès le début de la saison ou s’est-il construit à la faveur de ce bon début de saison ?

C’était un projet, un rêve, mais il n’y avait rien d’évident. C’est l’investissement des joueurs et le travail du staff qui fait qu’aujourd’hui on en arrive là.

Qui sont les favoris à la montée ?

Oloron, Capo Limoges, je mets aussi l’Union (Haute-Garonne). On a tendance à les oublier, mais c’est un groupe intéressant avec l’ancien coach de Toulouse en Division 1. Ils ont du handball. On n’a gagné que d’un but à domicile. Ils sont cinquièmes à seulement trois points de la tête.

Tout s’est resserré en haut du classement depuis les résultats de la dernière journée et notamment votre défaite à Bordeaux Caudéran.

Des quatre équipes en haut du classement, Caudéran, Capo Limoge et Oloron, Irisartarrak avait le calendrier le plus favorable. On a reçu les gros et on avait des déplacements chez des équipes mal classées. On a pris nos points, malgré deux contre-performances à domicile, les deux matchs nuls contre Limoges Hand 87 (26-26, 5e journée) et Capo Limoges (39-39, 10e journée). On se rend compte dans ce championnat qu’il y a presque six équipes capables d’accéder à la montée. Ça va être compliqué pour Irissarry lors de cette seconde phase, car on se déplace chez les gros comme samedi à Oloron, ou comme dans un mois à Capo Limoges. Le week-end dernier, on s’est déplacé chez un concurrent à la montée et on est passé complètement à côté.

Combien de matchs pouvez-vous perdre d’ici la fin de saison pour monter en Nationale 2 ?

Si on veut rester objectif, il ne faut plus perdre un match. La deuxième place donne droit aussi à la montée en N2, mais c’est la première place qui nous intéresse.

Comment analysez-vous la contre-performance de samedi dernier à Bordeaux Caudéran ?

Il y a la qualité de l’adversaire si on quantifie le rapport de forces entre Irissarry et Caudéran. Mais il n’y aurait jamais dû avoir ce rapport de forces, puisque sur le papier, et sur ce que j’ai vu en début de match, Irissarry était au-dessus. Est-ce que les joueurs sont restés trop confiants ? On n’avait plus perdu depuis le match contre les Girondins (4e journée, défaite 30-27) et ça peut être une explication. Il y a eu aussi la séance vidéo de la veille du match avec sur les images un Bordeaux Caudéran plutôt moyen. Est-ce que les joueurs se sont référés à cette base-là et sont partis trop faciles ? Bordeaux Caudéran n’a pas volé son match, mais on est passé complètement à côté. Défensivement et surtout offensivement, avec en deuxième mi-temps la très mauvaise statistique de neuf buts sur 30 tirs. On avait soulevé le problème du trop plein de confiance lors d’un stage il y a 15 jours. On leur avait bien dit de ne pas tomber dans ce piège, et ils sont tombés. La qualité, on l’a.

Oloron, le prochain match, est un vrai derby avec en plus comme enjeu le haut du classement ?

Un derby, ça se joue et surtout, ça se gagne. Il y aura 500 personnes. Ça va être compliqué, mais on essaye de préparer ça sérieusement. De toute façon, il nous faut la victoire. Il n’y a pas à réfléchir.

Quels sont les points forts d’Oloron ?

Oloron, c’est aujourd’hui 450 buts, soit la meilleure attaque du championnat. C’est un projet de jeu calqué sur du handball moderne, “je récupère et je remonte très vite les ballons”. On doit être très efficace sur le repli défensif et surtout aux tirs. Ils ont en grande majorité des joueurs locaux. Ensuite, ils ont Johnny Voss qu’ils ont recruté il y a deux ans. Il avait joué à Billère et à Nousty. Il est venu finir sa carrière à Oloron. Au match aller, on s’était baladé. Mais c’était le premier match de championnat, on sortait tous d’une grosse préparation physique et c’était dur de quantifier le jeu. Aujourd’hui, Oloron est quand même pas mal en place. On doit vraiment se méfier.

Comment l’Irisartarrak aborde ce derby ?

L’équipe était très déçue mardi lors du retour à l’entraînement. Comme après chaque échec, il faut rebondir. Le match de la semaine dernière les a fait un peu douter. On a mis l’accent sur l’investissement pour ce match à Oloron. On a un peu axé le dialogue sur l’affectif. Les joueurs sont revanchards et ils savent qu’ils doivent gagner.


Marc DUFRECHE

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