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Pays Basque

Pas de diagnostic du VIH depuis un mois à Bayonne

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01/02/2012

Carole SUHAS

Le centre de dépistage du Sida de l’hôpital de Bayonne dans l’expectative depuis un mois. A la suite du départ impromptu de son unique médecin, le seul habilité à émettre un diagnostic, le centre n’est plus tenu qu’a minima par une seule infirmière qui assure les permanences mais ne peut fournir de résultats. Le centre de dépistage, géré par le Conseil général (CG), bien qu’occupant des locaux de l’hôpital de Bayonne, est donc en attente de l’arrivée d’un nouveau médecin, muté de Pau. Seulement, le recrutement semble un peu plus long que prévu puisque depuis un mois, il n’est plus possible d’être diagnostiqué de façon anonyme et gratuite. Anonymat qui est la garantie principale de ce genre de centre de dépistage sur l’ensemble du territoire français. Alors, pour passer le test du VIH, il faudra se déplacer à Pau ou bien se rendre dans un laboratoire privé (sans garantie d’anonymat) en attendant que le centre reprenne un fonctionnement normal.

Recruté par le Conseil général

“Contrairement à ce que les différents médias locaux auraient pu laisser entendre”, explique Kotte Ecenarro, premier vice-président du Conseil général, “nous restons engagés dans le recrutement, et le partenariat avec le centre n’est pas rompu”. Cela fait donc un mois que le CG a “retroussé ses manches” afin de trouver un remplaçant au médecin démissionnaire. “Il y a bien sûr une carence liée au retard dans le recrutement, mais je rappelle que le Conseil général a étendu ses compétences en terme de social, avec la gestion de ce poste, ce qu’il n’est pas tenu de faire. C’est un choix de politique sociale que nous avons fait là et nous allons le respecter”, tient à préciser Kotte Ecenarro.

Pendant ce temps, du côté de l’association Aides, autre référent en matière de dépistage du virus, on rappelle que l’association s’adresse davantage à un public bien spécifique, a priori plus exposé aux risques de contamination, qu’il soit gay, toxicomane ou prostituée. Ce dépistage “rapide”, d’urgence, (résultat en 30 minutes) effectué par l’association, n’est en aucun cas dirigé au “grand public”. Aides a en effet reçu une habilitation au mois de février 2011, mais seulement pour ces tests rapides sur publics prioritaires, ce qui lui vaut d’être seulement complémentaire du travail du centre de dépistage. L’association n’est vraisemblablement pas en mesure, d’un point de vue humain mais aussi financier, de combler le manque causé par le départ du médecin.

C’est donc pour le moment, le centre de dépistage de Pau qui prend le relais, en attendant que la phase de recrutement entamée depuis un mois aboutisse. Un vrai manque en terme médical et social.

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