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Sujet à la une

Asunak : quand le bio se vit localement et collectivement en Pays Basque

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02/09/2011

Béatrice MOLLE

Les 11es rencontres d’agriculture biologique, santé et écologie en Pays Basque auront lieu du jeudi 8 au dimanche 11 septembre à Hasparren et Ainhice-Mongelos. L’occasion de dresser un bilan et d’échanger sur ce type d’agriculture qui rencontre de plus en plus d’adeptes et témoigne d’une volonté de prendre sa vie en main. Le nom de ces rencontres est Asunak 2011. “Asunak, en euskara, désigne les orties, choisies comme symbole de ce rendez-vous qui rythme la rentrée en Pays Basque. Les orties, source de bienfaits. Les orties, qui nous piquent parfois et nous surprennent. Tout comme ces rencontres qui ont une indépendance de ton, une liberté d’échanges”, précisent BLE (Biharko Lurraren Elkartea), Emazteek Diote, Eneek et le CDFAA Hasparren qui sont les organisateurs de ces rencontres. Car au-delà des diverses animations, ces rencontres lancent le débat sur la santé, l’agriculture, la condition paysanne et la place des femmes dans notre société.

Un programme éclectique

Le programme débutera le 8 septembre par la projection d’un film (voir encadré). Vendredi 9 septembre à Ainhice-Mongelos, au siège d’EHLG, à 20h45, se tiendra un débat sur l’installation en maraîchage bio en Pays Basque. L’occasion de dresser un état des lieux et d’échanger avec BLE et l’association InterAmap Pays Basque. Une dégustation bio clôturera la soirée. Dimanche 11 septembre est le point fort de ces rencontres : le marché bio paysan se tiendra sur la place de l’église de Hasparren de 10 heures à 18 heures. Quarante fermes du Pays Basque Nord et Sud proposeront leurs divers produits bio à des prix directs producteurs. Des tables d’information seront disponibles et traiteront de l’habitat sain, de la santé, de l’éducation et du jardinage.

Et tout cela dans une ambiance de convivialité avec animations musicales et coin pour les enfants. A 13 heures, un repas bio de saison (15 euros et 5 euros pour les moins de 12 ans) pourra se déguster. Il y aura également de la place pour les débats : de 11 heures à 12h30 au centre Elgar, un atelier conférence fera voler en éclat l’assimilation du bio au “cher”. “Manger bio, bon et pas cher”, tel est l’intitulé de cet atelier conférence qui entend démontrer à travers les témoignages des participants qu’il est possible de manger bio, sain et équilibré avec un budget maîtrisé et serré. “Le bio local, sans marketing, sur la base de menus bien pensés est à la portée de toutes et tous”, affirment les organisateurs. En fin d’atelier, une dégustation découverte à base de houmous, lentilles cuisinées et pâte à tartiner sera proposée. Dans la même ligne, toujours au centre Elgar de 16 heures à 17h30, le journaliste Philippe Baqué dissertera sur le projet d’un livre dont il est le coordinateur : De la bio alternative aux dérives de la bio business, quel sens donner à la bio ? Car l’esprit de ces rencontres est de se poser précisément les vraies questions sur le futur de l’agriculture biologique : “Un débat que vous et nous voulons à Asunak”, concluent les organisateurs. Renseignements : www.bio-aquitaine.com/asunak.

 

L’ortie, fée de la résistance !

L’ortie, fée de la résistance est un film documentaire de Perrine Bertrand et Yan Grill qui sera diffusé jeudi 8 septembre à 20h30 à la salle du centre Elgar à Hasparren (participation libre). “Un film fait pour Asunak ! L’ortie, longtemps détestée, considérée comme une mauvaise herbe est pourtant riche de multiples vertus. C’est ce que l’on découvre à travers de nombreux portraits d’hommes et de femmes qui utilisent l’ortie au quotidien et dont le point commun est de s’investir pour un monde plus sain et équitable. Mais aujourd’hui, des lois veulent interdire tout ce qui n’est pas autorisé, comme l’utilisation, la commercialisation et la transmission des recettes de ces produits naturels totalement inoffensifs comme le purin d’ortie” soulignent les organisateurs.

L’ortie devient ainsi un symbole de luttes contre le tout-industriel, la marchandisation à outrance, l’uniformisation des modes de penser. Les enjeux sont de taille et, pour Asunak, il s’agit de conserver un environnement dans lequel pourront évoluer les générations futures. “Préserver l’indépendance de chacun à être soi-même, préserver la liberté d’être”.

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