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Sports - Rugby

Gonzo chausse les crampons pour une pige à Clermont

01/04/2011

Marc DUFRECHE

Lorsqu’il raccrocha les crampons à 38 ans Jean-Michel Gonzalez, aujourd’hui 43 ans, pensait bien en avoir fini de sa carrière de joueur. Mais les derniers événements survenus au Biarritz Olympique en ont décidé autrement et Gonzo figurera demain à Clermont (23e journée de Top 14) sur le banc des remplaçants en qualité d’entraîneur mais également de second talonneur.

Après August (genou, saison terminée), Guinazu (adducteurs), Raffault (cervicales, saison terminée), c’était au tour d’Eduard Coetzee de déclarer forfait mercredi, tard dans la soirée. Lui qui devait faire l’intérim en numéro 2 l’instant de ce déplacement en Auvergne. L’habituel pilier sud-africain a été victime d’un malheureux accident de musculation. Un haltère lui est tombé sur le pied droit. Résultat des examens à l’hôpital mercredi soir : “Fracture du pied, cinq semaines d’indisponibilité”. Prévenus le soir même, le staff du Biarritz Olympique (Laurent Rodriguez, Jean-Michel Gonzalez, Jack Isacc) et le président Serge Blanco se sont entretenus pour trouver une solution de remplacement. Très vite, le choix du retour de Jean-Michel Gonzalez a été évoqué.

L’ancien talonneur de l’équipe de France et du Biarritz Olympique possède en effet une licence de joueur amateur et suivait un programme d’entraînement physique élaboré par les préparateurs du BOPB depuis un an et demi. Ce qui au départ n’était qu’une démarche de remise en forme s’est vite transformé en une sorte de challenge. Gonzo s’est mis à évoluer avec les joueurs lors des oppositions à l’entraînement. “C’était juste une curiosité, je voulais juste voir si j’étais encore capable de jouer dans le cadre d’un entraînement. En aucun cas je ne pensais rejouer en match officiel”, déclarait hier Jean-Michel Gonzalez. Mais le sort en a décidé autrement avec cette avalanche de forfait au talonnage.

Laurent Rodriguez, le manageur de Biarritz, justifie le choix de Gonzo : “Physiquement, il a juste quelques kilos en plus. Techniquement, il n’a rien perdu, notamment au lancer. Il connaît les commandements en touche et en mêlée. Un joker médical ne nous aurait rien apporté de plus. Ça devrait le faire. De toute façon, on ne prend aucun risque puisqu’il a l’accord médical de la LNR [Ligue nationale de rugby, ndlr]”.

Effectivement, une fois la décision prise fallait-il encore que Jean-Michel Gonzalez puisse avoir l’accord de jouer. “L’homologation des contrats des joueurs des clubs membres de la LNR est subordonnée à l’envoi à la LNR d’un certificat médical établissant l’absence de contre-indication à la pratique du rugby dans les compétitions professionnelles”, stipule le règlement de la LNR.

Hier, habituel jour de repos du Biarritz Olympique, Jean-Michel Gonzalez s’est donc soumis à une batterie de tests : prise de sang, électrocardiogramme, épreuve de test à l’effort, échographie cardiaque, sans oublier l’IRM et la radiographie des cervicales. Le médecin du Biarritz Olympique ainsi qu’un médecin de la commission médicale de la LNR ont suivi Gonzo tout au long de cette journée. Dans la soirée, tous les deux annonçaient qu’il était “apte à jouer”. “De toute façon, je n’ai que six ans de différence avec le talonneur d’en face”, a déclaré en souriant Gonzo à propos de Mario Ledesma. A 37 ans, le talonneur argentin de Clermont est le deuxième joueur le plus âgé du Top 14 encore en activité derrière un certain Denis Avril (38 ans) grand ami de Gonzalez.

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