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Pays Basque

Evaluation satisfaisante pour l'OPLB qui poursuivra sa mission

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23/07/2010

Béatrice MOLLE

Le président de l'Office Public de la Langue Basque Max Brisson, les deux vice-présidents Frantxoa Maitia et Jean-René Etchegaray affichaient leur satisfaction. Motif : le résultat de la mission d'inspection conduite par trois inspecteurs généraux de différents ministères. Mission qui n'avait pas pour objet d'effectuer un contrôle administratif ou comptable, ni d'étudier de manière approfondie la mise en oeuvre et les résultats des actions initiées par l'OPLB. Mais bien d'apprécier «l'adéquation de l'outil OPLB par rapport aux missions qui lui avaient été confiées.» «A titre symbolique, de voir sous le sceau de la République Française et trois ministères, une analyse circonstanciée et argumentée sur la situation de l'euskara et tout cela au nom de l'Etat, est une étape supplémentaire vers l'institutionnalisation d'une politique publique pour l'euskara» a souligné Max Brisson.

Que dit le rapport ?

Les inspecteurs ont auditionné quarante-cinq personnalités, représentantes des différentes institutions membres ou partenaires de l'OPLB. Concernant les aspects positifs, la mission met en avant la gestion rigoureuse et la consommation effective des crédits «avec une optimisation maximale» renchérit M. Brisson. Il y a également adéquation entre l'outil OPLB et l'attente des fondateurs. Quant aux aspects plus critiques, la mission estime que «l'affermissement de l'usage de l'euskara reste à améliorer.» Dans le champ de la transmission, le rapport souligne une quasi-absence de l'euskara dans les domaines professionnels et économiques.

Une place très insuffisante de la langue basque dans l'audiovisuel du service public est mentionnée. Rapport à ce sujet, la mission indique : «on ne peut pas se satisfaire du sentiment de résignation qui sur le sujet semble s'installer.» Les plans de formation à l'apprentissage sont aussi pointés du doigt, des plans qui ne trouvent pas de financement dans le droit commun. Les collectivités sont doublement pénalisées puisqu'elles financent les formations mais paient en même temps les organismes de formation.

Préconisations proposées

Le rapport propose d'aller vers les secteurs grand public et ceux qui touchent les jeunes avec comme principe de réalité, un fort investissement dans les domaines où l'on est sûr d'avoir du succès. Et ce, en privilégiant dans un premier temps les domaines relevant de la convivialité tels les loisirs et les sports. Aux dires de M. Brisson «il ne faut pas pour autant réduire la voilure dans le domaine de la transmission.» Par ailleurs, la mission demande aux membres de l'OPLB de mobiliser leurs capacités de leviers auprès de l'Etat, de la Région et du Département, afin de faire pression auprès des médias, pour augmenter le temps d'antenne accordé à l'euskara. Dans les semaines à venir, un nouveau Groupement d'Intérêt Public (GIP), structure juridique qui gère l'OPLB, devrait être mis en place pour la période 2010-2016. Le premier arrive à son terme en août et Max Brisson n'a pas encore pris de décision, quant à savoir s'il briguerait un second mandat à la présidence de l'OPLB.

Eloge appuyé à E. Eyherabide

Max Brisson et les deux vice-présidents ont souligné voir avec regret partir le directeur de l'OPLB, Estebe Eyherabide «poste où il a mis tout son coeur et qu'il a occupé avec loyauté» tout en comprenant sa motivation à occuper un poste dans le territoire où il est né, en l'occurrence au sein de la Communauté de Communes de Garazi-Baigorri. «Il n'a jamais été question pour moi de demander la démission d'Estebe Eyerabide» a ajouté M.Brisson.

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