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Sujet à la une

Se baigner en 2013...

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30/06/2010

Laëtitia LE LIBOUX

La communauté de communes Sud Pays Basque, gestionnaire du service public de l’assainissement des douze communes la composant, est aussi partie prenante dans la gestion de la qualité des eaux de baignade des plages de Guéthary à Hendaye, mais également au lac de Saint-Pée-Sur-Nivelle.
 La mise en place de la directive de l’Union Européenne (2 006/7/CE) sur la qualité de baignade est au cœur de la préoccupation des élus en cette saison estivale qui arrive.
 Comme l’explique Albert Larousset, vice-président en charge de l’assainissement au sein de la communauté de communes Sud-Pays-Basque et maire de Guéthary, “les changements commencent dès 2010”. En effet, les années 2010, 2011, 2 012 et 2 013 seront les années retenues pour fixer dès 2 013 la qualité “référence” des eaux de baignade en vue de l’application de la directive dès 2 015.

Une pièce en trois actes

La mise en place des moyens pour respecter les recom- mandations européennes se définit au travers de trois axes. Le premier, est la mise en place d’un “profil de vulnérabilité” que les acteurs locaux devront rendre pour le 1er février 2011 aux préfets. Il s’agit de définir les risques qui pourraient influencer sur la qualité de l’eau (pollutions chimiques, bactériologiques, méduses, déchets, problèmes d’assainissement ou phénomènes météo par exemple). Le second axe, concerne l’organisation d’une gestion active des risques, par exemple en cas de pollutions dues à de fortes pluies, la plage concernée pourra être fermée immédiatement de manière préventive “contrairement aux Etats-Unis où la baignade reste autoriser, nous préférons fermer les plages en cas de risques sanitaires” confie l’élu qui va dans le sens de la directive européenne. Le dernier point concerne l’information au public, à l’heure actuelle, les personnes le souhaitant peuvent consulter les dernières analyses en mairie, dans les offices de tourisme ou aux postes de secours installés sur les plages. Pour Albert Larousset “c’est à développer, peut-être avec des sites Internet, nous travaillons dessus”.

De nombreux acteurs
Tout un travail est mis en place aussi bien pour les communes littorales que celles appartenant aux bassins versants. Ainsi un comité de bassin est mis en place pour l’amélioration de la qualité de l’eau.
 Les travaux porteront sur l’amélioration des ouvrages d’assainissements collectifs et autonomes, sur la réduction des pollutions par les élevages. Le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et Gestion des Eaux) y contribue, en réunissant autour de ce document tous les acteurs locaux. Pour la communauté de communes Pays-Basque-Sud, le schéma prévoit sur 10 ans un investissement de 40 millions d’euros rien que pour l’assainissement. Pour Albert Larrousset “l’idée c’est d’améliorer en importance la qualité des eaux, c’est fondamental pour l’économie au Pays Basque, nous sommes tous à la même enseigne”
 Pour la saison qui commence, les valeurs sont encore celle de la directive de 1975, plus indulgente que celle qui entrera en vigueur en 2 015 pour toute l’Europe et 2 013 en France, les élus gardent cependant à l’esprit les valeurs de la nouvelle directive.
 En ce début de saison, toutes les plages de la Côte basque sont pour le moment ouvertes à la baignade et la majorité est surveillée pour se baigner en sécurité.

Surfrider contre les plages fantômes

Hier, mardi, l'association Surfrider Europe présentait une étude portant sur le «délistage» de certaines plages en Europe.

Sur la Côte basque, il semblerait qu'une plage soit concernée, l'association n'a pas souhaité donner de localisation avant de rendre leur enquête complète. Ce sont 151 plages en France qui ont ainsi disparu entre 1997 et 2007 et 1 280 en Europe.

Surfrider compte étudier à travers ses antennes locales «ce qu'il s'est réellement passé avant de publier la liste» comme explique Olivier Barrière, chargé de mission environnement. Supprimer une plage de la liste des zones de baignade officielles permet, selon l'association, d'obtenir un meilleur classement, et évite également les contrôles des services de l'Etat et de l'Europe selin les cas.

L'association espère que la nouvelle directive européenne permettra «une démarche plus globale, et permettra d'engager des politiques littorales plutôt que des fermetures de plage».

Concernant la Côte basque, Olivier Barrière reconnaît «qu'il y a une vraie dynamique pour l'amélioration des eaux, car l'économie en dépend pour beaucoup»

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