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Pays Basque

Les syndicats s'unissent pour faire pression

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19/03/2010

Sébastien SOUMAGNAS

Voilà un mois que les syndicats CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA s'organisent sur le département pour trouver une plateforme revendicative commune, ce qui ne se vérifie pas à l'échelle hexagonale. C'est aujourd'hui fait et l'intersyndicale est prête pour faire grève et manifester le 23 mars prochain à Bayonne.

Cette manifestation s'inscrit dans la continuité des mobilisations de l'an dernier, à savoir les trois grands sujets que sont l'emploi, le pouvoir d'achat et la retraite. Comme le précisent unanimement les syndicats, ces trois revendications sont intimement liées puisque si les salaires augmentent, le pouvoir d'achat aussi et par conséquent les ressources des caisses de retraites s'élèvent aussi.

Des revendications communes

Ainsi, selon FO, «les syndicats se retrouvent dans une unité d'action, mais pas une unité syndicale. Outre l'éclosion du chômage partiel, il est manifeste que le Pôle Emploi est saturé et que la CAF n'assure plus sa mission convenablement». FSU constate aussi «une dégradation du service public rendu aux usagers. En trois ans, plus de 40 000 postes ont été supprimés dans l'Education Nationale, la précarité des universités empire et le pouvoir d'achat s'amenuise depuis une vingtaine d'années». Les attentes de FSU sont donc un projet de retraite respectueux des personnes, pas d'allongement de la durée des cotisations ainsi que la préservation des statuts des services publics. 

Du côté de la CFDT, Michel Larralde insiste sur le dépassement de la barre des 10 % de chômeurs et constate que les patrons privilégient les heures supplémentaires aux embauches. Il revient à nouveau sur le calendrier jugé trop court pour débattre sur les retraites et déclare «qu'il faut agir pour la pérennité du système en débattant sur le fond, sereinement, concernant les retraites». L'UNSA déplore aussi que les trois DDI (Directions Départementales Interministérielles) aillent si mal en affirmant que «le problème vient de l'intérieur. Des têtes pensantes sont là pour dégommer les autres têtes».

Tous les syndicats s'accordent ainsi à dire qu'ils «sentent monter une crispation sociale». Le président Sarkozy réduit les effectifs de la fonction publique, mais «ce ne sont que des réformes purement comptables afin de faire des économies au niveau du budget de l'Etat». Le dialogue social est rompu avec le gouvernement. C'est pourquoi l'intersyndicale appelle à la grève le 23 mars prochain, à Bayonne, afin de faire pression sur le gouvernement.

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