Culture
Avec Isulatine, le peuple corse insuffle sa voix dans la cité biarrote

17/03/2010
Clémence LABROUCHE
Si en ce mois printanier les manifestations fleurissent un peu partout en Pays Basque Nord, samedi 20 mars (à 20 h 30, à l’Eglise Saint-Martin) il fera bon être à Biarritz pour assister au concert offert par le groupe Isulatine. Dans le cadre du Printemps des poètes, dénommé cette année couleur femme, ce groupe corse aux voix envoûtantes devrait sans nul doute vous faire programmer plus tôt que prévu la prochaine destination de vos vacances…
Avec le restaurant corse biarrot le Kallisté, Biarritz avait déjà un pied en Corse. Le temps d’une soirée, le groupe Isulatine devient ainsi un prolongement de cette culture corse, humble et fière de ses origines. Isulatine est un groupe uniquement composé de voix féminines. Si la polyphonie est un chant de bergers (donc traditionnellement interprété par des chanteurs masculins) Isulatine a souhaité “composer ses propres créations issues de notre tradition” comme l’explique Antoinette d’Angeli, une des chanteuses du groupe. Ainsi, né en 1998 de la passion commune pour le chant, le groupe vocal Isulatine fait partie des formations musicales qui représentent avec force la sensibilité du chant polyphonique corse décliné au féminin.
Femmes, les quatres voix versifient sur “les préoccupations du quotidien : notre pays et notre histoire de femmes. Notre répertoire est composé de berceuses, de chants relatifs aux enfants et d’amour”. Cette sensibilité de femmes est associée à l’amour pour la langue corse : “notre démarche est liée à notre culture et à notre langue. On ne chante qu’en corse”.
Découvertes du Printemps de Bourges 2005, invitées vedettes du grand festival Breton Kan Al Loard, elles ont récemment chanté en première partie de Canta u Populu Corsu au Bataclan à Paris.
S’exprimant a cappella, leur répertoire est composé de créations, de chants traditionnels féminins de Corse mais aussi de chants d’ailleurs. Si la langue et la culture corse représentent un point d’ancrage solide pour le groupe, le quartet se nourrit en effet d’autres influences musicales. Cet éclectisme cultivé est d’ailleurs l’explication du nom du groupe : le mélange des mots Isula (île) et Latine démontre la volonté d’ouverture vers d’autres cultures essentiellement méditerranéennes.
Tarifs : 10 euros. Gratuit jusqu’à 12 ans. A 20 h 30, à l’Eglise Saint Martin de Biarritz.







