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Visite au village

LEHUNTZE LAHONCE

12/03/2010

 Visite au village par Fred FORT

Sur une superficie de près de 10 km2, LAHONCE est installé sur un coteau d'Adour tout en ayant comme frontière nord le fleuve Adour dont la rive gauche donne sur le département des Landes.

Ses communes limitrophes sont, à l'ouest, BAYONNE, URCUIT, à l'est, BRISCOUS, et au sud, MOUGUERRE. L'altitude moyenne de la commune est de 48 mètres - mairie à 66 - avec un maximun de 96.

A onze hameaux et plusieurs «centres», et notamment, le petit bourg autour de la mairie, LAHONCE, au riche passé religieux, village hier agricole, ne compte plus aujourd'hui qu'une petite poignée de cultivateurs.

De par sa proximité avec la capitale labourdine, l'une des préoccupations des élus est l'arrivée et l'installation de «novelins». Sans que l'action culturelle y soit oubliée.

HIER

Le village, pour la première fois cité LEFONCE en milieu du XIIe siècle sur le cartulaire - registres de BAYONNE -, le sera HONCIA et LEHONCE aux deux siècles suivants, puis, curieusement NOSTRA DAMUSE DE HONCE au XVIIe.

Pour J.B. ORPUSTAN, deux étymologies possibles quant aux origines de LAHONCE : l'une à partir de LEHUN, liseron, et l'autre à partir de LER ou LEHER, lieu de pins.

POPULATION

Le premier recensement, 1793, lui attribue 581 LEHUNTZAR, chiffre qui variera peu jusqu'en 1968 : 616. C'est à partir de cette date que la population sera en augmentation constante : 820 en 1975, 1 124 en 1982 et 1971 en 2006. Aujourd'hui elle dépasse les 2 000.

HYDROGRAPHIE

Si l'ADOUR délimite la frontière nord de la commune, le CONDESTEGUY, tributaire de l' ARDANAVY en même temps que les esteys de PIERRES et de LION l'arrosent.

LAHONCE ville de coeur d'Adour

qui d'un trait d'eau le guide

vers le port capitale

INONDATIONS, TEMPÊTES

Les intempéries de ces vingt-cinq dernières années n'auront pas épargné le village puisque l'on y retrouve, après la tempête de 1982 - 6 au 12 novembre - des inondations, avec en parallèle les chocs mécaniques dus à l'action des vagues, en 1995 -20 septembre- et en 1999 -25 au 29 décembre.

En 1989-90, comme en 2002 et 2003 l'on y note des périodes de sécheresse avec pour conséquence de nombreux glissements de terrain.

 

LE PORT

Aujourd'hui, s'il n'est que port de plaisance avec l'emplacement de cent mouillages au lieu-dit l'AIGUETTE - sur un canal débouchant peu après dans l'ADOUR -, il a pourtant été longtemps port d'amarrage des bâteaux de pêche en même temps que port de marchandises. Départ de «voyageurs» et gens de terre allant vendre aux marchés il perdrait, en début de vingtième siècle, avec l'arrivée du chemin de fer et les tracés routiers, toute activité.

LA PÊCHE

Comme dans chacun des villages de cette rive d'Adour la pêche a été l'activité principale des habitants du village. Hommes - et femmes lorsqu'il s'agissait depuis bord de rive de ramener les filets - retirant du fleuve, suivant les saisons, aloses, brochets, muges, anguilles et saumons.

Si la GALUPE a toujours été, concernant transports de matériaux et personnes, «le bâteau de l'Adour», le COURALIN était, lui, bâteau de pêche.

 

LES MAISONS DE MAÎTRE

Elles sont généralement construites sur les coteaux où se trouvent - se trouvaient - domaines viticoles et céréaliers. Situées au lieu-dit Naguile, HARICHOURIETA et LHOSTE, respectivement datées des 17 et 18-XIXes siècles, elles sont accompagnées à Artigaux et Grazieta de fermes du XVIIe et XVIIIe.

L'ORDRE DES PRÉMONTRÉS

Créé dans les années 1 220 dans l'Aisne, aujourd'hui département français, leur action sera tout à la fois d'ordre laïc et religieux : en Pays Basque, comme partout ailleurs, ils seront cultivateurs - ils amèneront la vigne - et moines, bien entendu. 94 abbayes de Prémontrés sont dénombrées sur le territoire français.

Ici, leur mission a été de pénétrer l'intérieur du pays pour l'évangéliser et leur impact en sera d'autant plus grand qu'ils seront les seuls à le faire en langue basque.

L'ordre des Prémontrés est caractérisé par son austérité et son entière pauvreté. A sa tête est un abbé.

L'ABBAYE

Si les bénédictins y étaient installés avant leur arrivée, ce seront les Prémontrés qui marqueront de leur empreinte la longue période s'étendant de l'année de leur arrivée - 1 222 - et 1 789 année de la révolution française. A cette époque là, elle sera vendue et d'abbaye des chanoines de PRÉMONTRÉ elle prendra le nom d'église paroissiale de l'Assomption.

Solide bâtisse, l'abbaye, le plus ancien édifice roman au Pays Basque, a été construite et modifiée par étapes : 1121, 1839, 1934, 1989, le choeur, lui, aménagé en XVIIIe siècle.

Il y a peu de temps, un souterrain conduisait vers le sud alors que la légende dit qu'un deuxième menait au nord, à l'île des moines, là où étaient installés les moines pêcheurs.

Comme d'innombrables bâtiments religieux, l'abbaye sera soumise aux pillages en 1523 et 1571 par les troupes de CHARLES QUINT et des HUGUENOTS.

Il en reste toutefois un mobilier inventorié au Ministère de la Culture.

L'ILE DE LAHONCE

D'île d'AIGUEMEAU au XVIe siècle, d'HOUREAUX et ROLL au XVIIIe, elle s'étend sur 44 hectares et ne sera rattachée à la commune de LAHONCE qu'en 1 791.

Le 24 juin 1565 y serait donnée une fête maritime à l'adresse des cours de France et d'Espagne, fête suivie d'un repas champêtre servi sous un immense pavillon.

15 AOÛT

Située en bordure de chemin et d'une pente ruisselante est une petite chapelle dédiée à la Vierge. Elle donne lieu depuis des siècles à une procession à la date du 15 août.

Est un vallon boisé

à chemin serpentin où

chapelle apparaît.

Elégance de Dame

bénie par haute croix de pierre

TRIBULATIONS

En 1839, le jour de l'introduction du nouveau cure, le clocher s'effondre : il sera réparé neuf années plus tard. L'on s'apercevra alors qu'il a été reconstruit sur le modèle souletin, clocher-mur à trois obélisques en amortissement, ce qui, en Labourd, apparaîtra pour le moins étrange. A nouveau remis en état en 1989, il est aujourd'hui à une seule pointe.

LA GARE

Construite sur la ligne BAYONNE-TOULOUSE, avec le développement de la circulation routière elle ne fonctionne plus, comme celle du village voisin de GUICHE, depuis 1974.

HOLA, CADRAN SOLAIRE !

En pierre de taille et placé face sud du clocher il possède une particularité plutôt malheureuse car son «style» - tige dont l'ombre marque l'heure - est placé de telle manière qu'il ne pourra jamais donner l'heure ! Bravo donc au «spécialiste» auquel ce travail avait été confié !

GEROURA ANDERE SERORA...

... telle est l'inscription - vers le ciel la benoîte - figurant à son adresse et datée de 1 766. La benoîte était chargée de l'entretien de l'église, de la bonne tenue des habits liturgiques et, au cimetière, de menus travaux. La dernière andere serora ayant exercé à LAHONCE terminera son office en 1957.

INTERROGATIONS

Si l'on sait l'abbaye avoir été hôpital militaire lors des guerres napoléoniennes, il n'existe, sur le registre où figure le nom des militaires décédés que des noms de soldats étrangers. Une particularité à laquelle, personne, à ce jour, n'a su donner réponse.

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