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Culture

No pasaran ! : Portraits d'engagés dans la guerre civile espagnole

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04/03/2010

Clémence LABROUCHE

Juillet 1936 : des soulèvements militaires contre la République ont lieu dans différentes villes de la péninsule ibérique. C'est le début de la guerre civile d'Espagne. Plus de 70 ans après le début de cette guerre, les récits se font toujours un peu plus rares. Pour ne pas plonger dans l'oubli, jusqu'au 4 avril, Francis Blaise expose No pasaran !, au Musée Basque. Une série de portraits de combattants de l'Espagne républicaine en guise de mémoire. Les mémoires s'inscrivent dans l'Histoire. Des vies engagées dont on ressort incontestablement grandi.

Préoccupé par les traces contemporaines de la Guerre d'Espagne, Francis Blaise a capté pendant plusieurs années cette mémoire à travers les visages et les regards des hommes et des femmes qui l'avaient vécue. Témoignage pudique et émouvant, ce travail est composé de portraits, accompagnés d'une biographie aussi synthétique qu'instructive avec des citations qui nous absorbent un instant dans leur philosophie. «Pour se parler, pour se regarder, j'ai rencontré chaque personne chez elle, dans son quotidien, dans son environnement. Chaque visage est une chronique individuelle d'une aventure collective. C'est l'histoire des `vaincus', un hommage à leur engagement pour la liberté et la justice sociale qu'ils continuent de porter aujourd'hui, 70 ans après» raconte le photographe Francis Blaise.

César Covo est né en 1912, en Bulgarie. Après avoir passé la frontière dans un car touristique, il est blessé à la jambe par un éclat d'obus en mars 1937. Il rentre finalement à Paris en 1938. Après la libération, il soutient le parti communiste bulgare, avec lequel il rompt en 1952, dépité par le stalinisme.

Le courage de leur ambition

De cette vie d'engagé, César Covo ne regrette rien. A Francis Blaise, il affirme : «Et si c'était à refaire, je referais ce chemin. Je regrette le résultat, mais pas l'engagement».

Dans ces portraits, des photographies en fond et leur biographie rappellent souvent qu'ils ont eu une vie amoureuse, une famille, des enfants, des amis. Cette introduction pudique dans leur univers force le respect envers ces hommes et ces femmes qui ont eu le courage de leur ambition.

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