Pays Basque
La fin des "années folles" selon la Fnaim

23/01/2010
Béatrice MOLLE
La Fnaim est la fédération des agents immobiliers, en l'occurrence du Pays Basque qui regroupe 110 agences. Ils tenaient leur AG annuelle à St-Jean-de-Luz et ont fait part, selon leurs observations des tendances du marché immobilier au Pays Basque.
Première constatation pour Jean-Paul Lacouture, président de la commission transaction, le premier semestre 2009 fut marqué par l'attentisme : «Il faut dire que l'on était arrivé à une situation pratiquement de conflit. Avec un salaire moyen dans la région qui tourne à 1 200 euros, les prix atteignaient des sommets. Aujourd'hui c'est la fin de ces années folles. Le deuxième semestre 2009 fut marqué par la stabilité. Beaucoup plus dynamique, avec un volume de transactions qui a repris, alors que la baisse atteignait les 25 %.»
Et J.P Lacouture est formel : «on ne reviendra pas sur la baisse des prix. Les vendeurs doivent accepter cette baisse.» Côté tendances, la Fnaim souligne que beaucoup de programmes neufs sont sur le marché et le marché de l'ancien pâtit de cette nouvelle offre. Quant au prix du m2, difficile d'énoncer un prix fixe, cela dépend du quartier, mais grosso modo le BAB (sans Biarritz) se situe avec le m2 entre 2200 et 3500 euros. Biarritz et St-Jean-de-Luz entre 2600 et 4000 ou 5 000 euros le m2. Hendaye, dont la clientèle d'Outre-Bidassoa a fui, pour cause de crise se situerait entre 2500 et 3500 euros le m2. Quant à l'intérieur, les prix oscillent entre 1500 et 2000 euros le m2. Concernant les locations et notamment des petites surfaces, la Fnaim assure que dans bien des cas les contrats sont revus à la baisse. Baisse qui atteindrait en moyenne 10 %.
Scellier dope le neuf
Par ailleurs, présent à St-Jean-de-Luz, le président national de la Fnaim, René Palincourt a indiqué que la loi Scellier avait dopé le marché du neuf mais que beaucoup de primo-accédants avait des difficultés pour acquérir un bien : «les salaires des ménages n'ont pas augmenté, tandis que le coût de la vie subit des hausses. Il faut développer le prêt à taux 0, car c'est moins face aux remboursements, mais plus sur l'apport personnel que les jeunes ont des problèmes.»
André Lacabe, président et Vincent Poulou, secrétaire général ont souligné que la profession d'agent immobilier était en pleine mutation : «Les nouvelles législations sur l'environnement et les dossiers à remplir lorsque l'on a un bien à vendre ou à acheter font que les personnes se tournent vers des vrais professionnels.» Et de souligner que des particuliers proposaient leurs «bons offices», sans être contrôlés. Un agent immobilier doit donner une garantie financière et posséder la responsabilité civile professionnelle. Tous ont souligné que ces analyses concernaient le marché privé et non le parc locatif social. Hier la communauté Emmaüs rendait hommage à l'Abbé Pierre à l'occasion du 3e anniversaire de sa mort. En soulignant que pour beaucoup, le problème du logement demeurait dramatique.







