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Culture

Un nouvel enregistrement à Urrugne

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16/12/2009

Frédéric PELLOUD

Le magnifique orgue de l'église d'Urrugne, inauguré le 9 octobre dernier, va être mis à contribution pour un nouvel enregistrement qui sera réalisé du 20 au 23 décembre. Un disque avait déjà vu le jour à la suite de l'événement.

Cette fois encore, c'est Jesus Martin Moro, le titulaire de l'instrument, qui tiendra le clavier. Ce Premier prix du conservatoire de Toulouse a déjà réalisé deux enregistrements, le premier sur l'orgue de Baigorri, le second en Espagne, où il interprétait des oeuvres de musique baroque, espagnole et portugaise. Mais l'organiste ne sera pas seul, puisqu'il sera accompagné du virtuose du txistu, Sergio Torices Roldan, de Durango (Bizkaia).


Un répertoire du Pays basque

Le choix du répertoire fait honneur au Pays Basque, et comprend des oeuvres traditionnelles du XIXe siècle ainsi que des compositions contemporaines, jamais enregistrées à ce jour. «Nous souhaitions montrer une large partie des possibilités immenses de cet instrument», explique Françoise Martin Moro, épouse de l'interprète et organiste elle-même ; «d'où cette programmation très variée.»

Luis et Juan Urteaga, Tomas Garbizu Sallaberria avec son fameux Euskal Suitea, et le prêtre Eduardo Gorosarri figurent les «classiques» de cette programmation, tandis que Gorka Cuesta et Sabino Salaberry représentent les modernes.

C'est le label parisien Hortus qui se chargera de la réalisation de l'enregistrement, un éditeur spécialisé dans le répertoire pour orgues, choeurs, et de musique sacrée. Son directeur, Didier Maes, est devenu un habitué du Pays Basque grâce aux liens qu'il a tissé avec l'association Orgues en Baigorri. Il a lancé la carrière discographique de l'organiste Benjamin Allard en réalisant ses trois premiers disques à Baigorri et Saint-Martin-d'Arrossa. C'est en 2007 qu'il a découvert Jesus Martin Moro et Sergio Torices Roldan, lors du congrès de la Fédération francophone des amis de l'orgue, et la musique du pays. «Depuis, il n'a eu de cesse de harceler mon mari», raconte Françoise Martin Moro, «et celui-ci a fini par céder...»

Le disque sera en vente en février, trois mois seulement après une première production. On comprend cette hâte : il convient en effet de «rentabiliser» un instrument qui a coûté pas moins de 560 000 euros, et qui a été réalisé par Jean Valdoso, facteur d'orgues à Gimont, dans le Gers. Un coût astronomique pour un instrument unique, doté de 3 000 tuyaux.

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