Pays Basque
Abolition de la corrida, le Crac se mobilise

16/12/2009
F.O.
C'est une véritable campagne contre la corrida que le Crac, Comité RAdicalement contre la Corrida, est en train de mener afin de demander son interdiction sur l'ensemble du territoire. A ce titre, une pétition circule et récolte de nombreuses signatures. Il a par ailleurs publié Le livret des abolitionnistes.
A ce jour, près de 170 personnalités se sont d'ores et déjà portées signataires de la pétition du Crac au Pays Basque Nord parmi lesquels élus, journalistes, mais aussi acteurs de la vie associative, culturelle, politique ou syndicale. Une première liste qui vient s'ajouter aux 904 personnes qui ont déjà signé le manifeste «pour l'abolition de la torture tauromachique» du Crac Europe.
Autre texte présenté samedi devant la presse, Le Livret des abolitionnistes, un livret tout juste publié par l'association et qui vient en soutien de la proposition de loi n°228 déposée par Muriel Marland, députée des Alpes-Maritimes, en septembre 2009 et qui vise à «interdire tous les sévices graves envers les animaux domestiques ou apprivoisés, ou tenus en captivité, susceptibles d'être exercés lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée» sur le territoire français. Cosignée par une cinquantaine de députés, ce document sera envoyé à tous les sénateurs et députés.
Et la corrida à Bayonne...
Rappelant que plusieurs courriers avaient été adressés à M. Grenet, maire de Bayonne, afin de demander une totale transparence «quant au coût pour la collectivité et donc pour le contribuable», les membres du Crac ont précisé qu'à ce jour aucune réponse n'avait été apportée par le député sur la gestion des activités tauromachiques sur la commune.
Enfin, l'Union des Villes Taurines Françaises (UVTF), réunie en assemblée générale dimanche à Mont-de-Marsan, a décidé d'entreprendre des démarches afin d'inscrire la culture taurine au patrimoine immatériel de l'Unesco, a indiqué l'observatoire des cultures taurines. L'observatoire national des cultures taurines pilotera le dossier en concertation avec l'UVTF, qui compte une cinquantaine de villes de l'Hexagone, selon André Viard, président de l'observatoire national des cultures taurines. «Je ne vois pas pourquoi cette culture riche, ancienne et profonde ne pourrait pas y figurer», a expliqué M. Viard.







