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Pays Basque

Immobilier : baisse de 10 à 30 %

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21/11/2009

Béatrice MOLLE

Selon la Fnaim, «le volume de transactions a baissé de 25 à 30 % depuis la crise et les prix ont baissé de 10 à 20 %, 30 % dans certaines zones. Le marché du secondaire se maintient. Il y a cependant un blocage entre celui qui considère que ce n'est pas le moment de vendre et celui qui pense que c'est le moment d'acheter.

Quelques exemples de prix : il faut compter 2 500 à 3 500 euros du m2 pour le BAB, 5 000 euros pour le centre historique de St-Jean-de-Luz, 1 500 euros à Garazi et St-Palais et 1 000 euros en Soule.»

«On change de planète»

Beñat Etchebest est agent immobilier en Soule et constate «qu'entre la côte et l'intérieur, on change de planète.» A Garazi les prix ont baissé de 15 à 20 %, St-Palais 10 % et Mauléon de 20 à 30 %. Les critères de recherches ont beaucoup évolué, on ne cherche plus une maison isolée, mais on souhaite se rapprocher des bourgs, avec des réticences. Le coût du transport est déterminant.»

Quant aux tracés de LGV, les agents immobiliers soulignent que de fait, plusieurs zones sensibles sont immobilisées et que cette nouvelle donne est un élément qui perturbe le marché. «La principale conséquence économique de la LGV est que Bayonne sera à 3 heures de Paris, il peut y avoir comme à Marseille, un véritable boom immobilier» soulignent-ils.

Problèmes des syndics

André Lacabe est président de la Fnaim Pays Basque. Il a tenu à s'exprimer sur les syndics de co-propriété dont il estime «qu'ils ne méritent pas les polémiques dont ils font l'objet.» L'occasion pour le président d'indiquer que le 27 novembre aura lieu une réunion d'information et de formation des membres des conseils syndicaux de co-propriété, composés de syndics et de représentants des co-propriétaires. La réunion aura lieu à Hélianthal (St-Jean-de-Luz).

«Nous voudrions préciser que ces réunions ne sont pas faites pour combattre les associations de consommateurs que nous respectons, mais nous voulons que le public connaisse mieux notre travail.»

Car depuis quelques années, la méfiance s'est installée devant les charges importantes de certaines co-propriétés et les associations de bénévoles, fait minoritaire selon la Fnaim, prennent le relais.

Difficultés de paiements

«Il y a dans notre profession, un certain nombre de personnes qui ont fait l'objet de dérapages, mais qui ont été mises à l'index.

Dans notre chambre syndicale, il n'y a pas de brebis galeuses» assure André Lacabe.

Crise et difficultés financières obligent, le président de la Fnaim reconnaît «que s'il y a dix ans, les co-propriétaires en difficulté représentaient 2 %, dans l'exercice 2009, il y a autant de dossiers délicats que durant les dix dernières années. 20 % de nos clients doivent être relancés. Nous essayons dans ce cas, de privilégier le dialogue plutôt que les procédures juridiques.»

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