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Pays Basque

Le ministre au ciné, le conseiller à la sous-préfecture

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17/10/2009

Béatrice MOLLE

Euskal Konfederazioa avait demandé un rendez-vous au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Ce dernier a préféré les salles obscures et le Festival des Jeunes Réalisateurs de St-Jean-de-Luz. Il a donc dépêché un de ses conseillers en sous-préfecture de Bayonne.

Concrètement, à la question «quand est-ce que le projet de loi linguistique promis par le candidat Sarkozy, confirmé par la ministre Albanel et par courrier, sera présenté au Parlement ?», le Conseiller ministériel a répondu que le ministère de la culture s'interrogeait sur la pertinence d'une telle loi, considérant que l'inscription dans la constitution était suffisante : «c'est une régression claire et nette. Nous nous sentons trompés, méprisés» ont réagi les promoteurs de Deiadar qui relancent avec force et conviction leur appel à la mobilisation du 24 octobre.

Le conseiller a reçu la délégation d'Euskal Konfederazioa, oeuvrant afin de favoriser le développement de la langue basque et l'obtention de son officialisation. Cette rencontre intervient à une semaine de la manifestation du 24 octobre à Bayonne organisée par Deiadar, et relayée par de nombreux organismes et personnalités, dont plusieurs joueurs de pelote. Eskolime, la nouvelle fédération qui regroupe les réseaux des écoles associatives immersives, dont Seaska explique aussi le sens de son appel à manifester : «Nos écoles sont au coeur de la revendication pour le développement des langues régionales. Celles-ci viennent d'être reconnues constitutionnellement, mais il importe que cette reconnaissance ne soit pas un trompe-l'oeil, ni un os que l'on nous laisse à ronger. Un projet de loi est nécessaire, mais ce projet doit être ambitieux pour répondre à nos besoins. Il faut que les élèves qui ont eu la chance de suivre un enseignement efficace en langue régionale, puissent vivre leur culture et créer dans leur langue.»

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