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Marché de l'immobilier : une tendance à la hausse qui reste à confirmer

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02/09/2009

Sébastien VAÏSSE

La conjoncture actuelle permettrait-elle d'affirmer que la rentrée du marché de l'immobilier est placée sous le signe de la reprise ? Rien n'est moins sûr dans un secteur lourdement affaibli par la crise et on ne peut plus fragile. Pourtant de l'avis de certains observateurs et professionnels, une éventuelle reprise du marché n'est pas à exclure dans les mois à venir. Une tendance qui reste bien évidemment à confirmer d'autant que si pour l'heure certains témoignent d'un léger frémissement, d'autres en revanche constatent à regret les difficultés du secteur.

Aussi et outre la légère tendance baissière des prix de l'immobilier qui devrait se conserver dans les semaines qui viennent, une autre tendance est à souligner : le retour en force de la négociation. Comme l'a expliqué Jean Lavaupot, directeur exécutif du réseau d'agences immobilières ERA, sur le site Capital.fr, «les acheteurs ont la main et ils le savent». Alors qu'en est-il réellement du marché de l'immobilier en Pays Basque ? L'heure est-elle aux bonnes affaires ?

Une tendance...

Pour André Garreta, agent immobilier et vice-président de la CCI Bayonne Pays Basque, «la crise est encore perceptible. Les prix de l'ancien n'ont pas encore suffisamment baissé et tant qu'ils ne se mettront pas en adéquation avec le marché, je pense que la paralysie va subsister compte tenu que le neuf est aujourd'hui plus attractif que l'ancien» via notamment le doublement du prêt à taux zéro, la loi Scellier... En termes de chiffres, les transactions sur l'ancien ont dégringolé «d'environ 35 % contre 10 % de moyenne pour le marché du neuf» affirme André Garreta.

Constat sensiblement identique du côté des notaires. Pour Maître Gomez, délégué à la communication sur le secteur du Pays Basque «on a senti, après l'effondrement des transactions du premier trimestre, un léger frémissement qui semble un peu s'accentuer aujourd'hui principalement sur les transactions entre 80 000 et 300 000 euros.» Pour autant pas de dégringolade éclair des prix qui «en règle générale, n'ont pas véritablement baissé... de l'ordre de 5 à 10 %», précise Maître Gomez qui explique néanmoins cette timide relance par la baisse des taux d'intérêt : «un prêt à taux fixe peut se négocier aujourd'hui aux alentours des 4 %» soit environ un point de moins qu'il y a six ou sept mois.

... à confirmer

D'une manière générale donc, la tendance est bien à la reprise, comme le confirme l'agence Duhart de Saint-Jean-de-Luz : «on sent une petite reprise, mais il faut rester prudent d'autant que le marché de l'immobilier est aujourd'hui plus complexe». Autre lieu et même constat, du côté de l'agence Guy Hoquet qui confirme à son tour «un léger frémissement» sur un marché qui s'équilibre.

On l'aura compris, si les professionnels de l'immobilier peuvent se satisfaire d'une tendance à la hausse, difficile pour autant de parler d'une réelle sortie de crise.

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