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Pays Basque

Depuis une semaine, une vingtaine de jeunes occupent le 7 rue des Lilas à Hendaye

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21/07/2009

Goizeder TABERNA

«Quand se loger est un luxe, squatter est un droit», dit une banderole fixée au 7, rue des Lilas, à Hendaye. Située dans un quartier tranquille, près du stade, cette maison, jusque-là vide, est devenue un «espace libre» comme l'appellent les jeunes occupants. La villa a été occupée il y a huit jours.

Maintenant, ils sont une vingtaine de jeunes hendayais à donner vie au 7, rue des Lilas. Ils ont réuni une cinquantaine de personnes le premier jour de l'occupation et autant le jour de l'ouverture officielle, samedi dernier. «Nous avons étudié plusieurs possibilités avant de nous installer dans cette maison. Celle-ci était vide depuis des années. Elle était ouverte et nous sommes donc rentrés», explique Mathieu ont des jeunes présents au 7, rue des Lilas.

Une occupation sans effraction qui ne peut être interrompue que par une procédure administrative d'expulsion, selon ces jeunes. Du reste, la police leur a rendu une petite visite dimanche dernier. «Notre occupation est illégale, mais elle est légitime», affirme Mathieu.

Ouvert à tous

Alors que c'est la croix et la bannière pour obtenir un logement accessible, les habitants du 7, rue des Lilas n'admettent pas que de nombreuses résidences soient vides à Hendaye. La maison qu'ils occupent va loger trois personnes en permanence et servira également d'auberge gratuite, car ce lieu est «un espace libre».

Ouverte à tous, cette villa aura un potager de quartier et pour le public y seront organisés des projections de vidéos, des conférences et des débats. Des cours de soutien et de basque gratuits vont même être dispensés. Peu à peu, elle se dotera d'une bibliothèque libre. «Ce sera un lieu d'échanges, un lieu dans lequel on ne vient pas que pour consommer», expliquent les jeunes qui ont pensé à tout, même aux toilettes sèches.

Les riverains n'ont pas émis d'objection à leur installation, et les nouveaux venus souhaitent préserver ces bonnes relations. «Nous allons peut-être organiser des concerts, mais nous ne voulons nuire à personne», précise Mathieu. Du reste, mercredi, lui et ses camardes vont organiser un repas de quartier.

La revendication d'un gaztetxe a traversé les trois dernières décennies à Hendaye. Pour le moment, malgré les promesses, la municipalité n'a pas trouvé de solution, selon ces jeunes. Le projet de l'ancien local des pompiers ne serait pas adapté à leurs besoins. Et l'autogestion est un principe auquel ils tiennent. Une façon de créer des alternatives sans «rentrer dans le système».

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