RSS

Pays Basque découverte Lejpb-rekin batera

Ostegunero
Ljpb-rekin

Hasiera > Paperezkoa > Pays Basque

Pays Basque

C'est parti pour neuf jours et neuf nuits

p003_01.jpg

07/07/2009

Claire REVENU-JOMIER

Trois millions de personnes attendues pour neuf jours, soit deux cent quatre heures de la troisième fête du monde, trois mille policiers, soixante caméras de surveillance, et c'est parti pour les Sanfermines jusqu'au 14 juillet.

Le coup d'envoi a été donné hier midi sur la Plaza Consistorial et les milliers d'Iruñar et de visiteurs massés devant l'hôtel de ville ont comme à leur habitude hurlé leur joie au lancement du Txupinazo qui leur indiquait que leurs fêtes étaient officiellement ouvertes.

Mais c'est véritablement avec le premier encierro à huit heures ce matin que l'âme des Sanfermines, que l'on appelle aussi la Feria del Toro est devenue palpable, car les fêtes commencent véritablement le 7 juillet, jour du Saint.La rumeur qui courrait - crise oblige - que tous les balcons n'étaient pas réservés, a fait long feu. Malgré des tarifs prohibitifs pouvant atteindre 100 ou 150 euros (attention, petit-déjeuner compris), les sites les plus prisés d'Estafeta ou de Santo Domingo ont affiché complet.

«Pour l'instant, on constate la présence d'autant de monde que les années précédentes. La place était bondée pour l'ouverture» affirme-t-on à l'Office de tourisme. «Pour les balcons, on voit la fréquentation au jour le jour, mais c'est bien parti pour durer. Les fêtes vont peut-être même drainer plus de public que par le passé parce qu'on fête cette année trois événements : le 50e anniversaire de la dernière visite d'Hemingway aux Sanfermines, le 50e anniversaire de la Feria, en même temps que le 90e anniversaire de la banda La Pamplonesa».

Ernest

Si les Sanfermines ont commencé en 1591, pour fêter San Firmin, saint patron de la Navarre, est-il besoin de rappeler que c'est l'écrivain américain Ernest Hemingway qui a contribué à les rendre populaires à travers certains de ses romans, notamment dans Le Soleil se lève aussi. Pour lui rendre hommage la ville a donc imaginé cette année de célébrer sa dernière visite en 1959, repoussant les limites du concept du «X aurait eu cent ans» ou du «25e anniversaire de la mort de Y». Quoi qu'il en soit, la municipalité a tout d'abord imaginé un concours de sosies d'Hemingway la semaine dernière. Après avoir sélectionné dix candidats barbus et bedonnants âgés de 60 à 7O ans, un jury dont l'un des membres se trouvait être le propre petit-fils de l'écrivain, John Patrick Hemingway, écrivain de son état, a procédé à l'élection du Hemingway le plus ressemblant, remportée samedi soir par un américain de Floride.

Le second hommage se présente sous la forme d'un circuit touristique qui propose de découvrir les principaux sites fréquentés par Hemingway. Outre Iruñea, cette route culturelle entend faire découvrir les villages du Nord de la Navarre : Lekunberri, Aribe, Aulitz et Esa que l'écrivain appréciait pour leur beauté.

Un circuit qui permettra aux sanferminzale qui en ressentent le besoin de se mettre au vert l'espace de quelques heures. Ils étaient 178 760 à fréquenter la station de bus de la ville et 400 000 à utiliser les parkings l'an dernier. Ils ont aussi pris 4028 douches, eu 593 fois recours à une ambulance. Ils ont subi 52 accidents de la route, porté plainte 730 fois et ont fait grimper le volume de déchets collectés de 2,2% par rapport à l'an passé. Depuis hier midi, c'est reparti pour un tour.

San Saturnin

San Fermin n'est pas en réalité le saint patron d'Iruñea (qui est saint Saturnin), mais de la Navarre tout entière, qui chôme par conséquent le 7 juillet. San Fermin, qui vécut au IIIe siècle, était le fils du chef militaire romain d'Iruñea. Il fut converti par un religieux français de passage en Navarre, saint Saturnin. Au cours de sa vie religieuse, il assura la direction du diocèse d'Amiens,où son corps repose toujours. Trois de ses reliques se trouvent dans l'église San Lorenzo d'Iruñea.

La prière

A 7h55, 7h57 et 7h59, les coureurs demandent la bénédiction de San Firmin. L'encierro qui démarre à 8h00 pile est toujours précédé de la prière récitée au début du parcours, dans la Cuesta de Santo Domingo, devant la statue du Saint entourée des foulards des seize peñas de la ville. Elle existe aujourd'hui en euskara, à l'initiative des associations : «Entzun arren San Fermin, zu zaitugu patroi, zuzendu gure oinak, entzierro hontan otoi».

inprimatu