Pays Basque
Le bac oui, mais pas ŕ n'importe quel prix

04/07/2009
Jerome ETCHEPARE
Le Baccalauréat terminé, les «futurs bacheliers» sont désormais en vacances dans l'attente des fameux résultats. Ce n'est pas le cas de leurs chers professeurs qui vont devoir corriger plus d'une vingtaine de copies par jour lorsque, selon eux, une dizaine de copies par jour serait la quantité raisonnable.
Cette année, les délais de correction ont été raccourcis ce qui a rajouté une pression considérable sur les épaules des professeurs. C'est pour cela qu'à la dernière minute le rectorat de Bordeaux a prolongé ces délais d'un jour du mercredi 1er au jeudi 2 juillet.
Les enseignants ont également bénéficié d'une revalorisation du «prix de la copie corrigée» qui était auparavant comprise entre 1,06 et 1,32 euro. Quand on prend conscience du temps qu'il faut pour corriger une copie on peut féliciter le corps enseignant de ne pas avoir corrigé les copies du Baccalauréat en fonction de leur «prix».
Les puristes de la statistique apprécieront l'augmentation nette de 400% soit un nouveau «prix de la copie» fixé à cinq euros mais cette majoration tient compte du fait que les enseignants concernés doivent désormais assurer la correction des copies en même temps que la poursuite de leurs activités d'enseignement...
L'association de parents d'élèves Fcpe a également fait part de ses inquiétudes concernant les résultats car les délibérations se feront le lundi 6 juillet au matin et donc seront centralisées auprès du rectorat dans l'après-midi (jusque-là les résultats étaient communiqués l'après-midi) puisne seront livrés qu'à partir de 9 heures le lendemain. La Fcpe craint que ces retards ne soient organisés délibérément afin de permettre aux sociétés qui vendent les résultats de profiter de ce décalage.
Le rectorat de Bordeaux, a défaut d'avoir une réponse rationnelle, a déclaré sur le sujet que «cette décision était une décision ministérielle nationale qui n'a bien sûr rien à voir».



