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Pays Basque

Le débat de la LGV pas tout ŕ fait apaisé

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03/07/2009

Goizeder TABERNA

Rassurer, c'est la volonté des différentes institutions qui affichent leur adhésion au projet de Ligne à Grande Vitesse SEA. Nicolas Sarkozy a envoyé un courrier daté du 30 juin à Alain Juppé, que ce dernier s'est empressé de le rendre public.

Certes, cette lettre ne fait que confirmer les nouvelles étapes que vont entreprendre les partenaires de ce projet, mais elle témoigne surtout de l'importance des enjeux du débat ouvert par l'annonce inattendue de Michèle Alliot-Marie, en mai dernier. Le président français a réaffirmé son engagement sur ce projet, après que, dans un premier temps, le Premier ministre l'ait fait.

De ce fait, il répond à des inquiétudes présentes dans le camp des promoteurs de la LGV, tels que les Conseils économiques et sociaux régionaux de Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine et Midi-Pyrénées. Ces derniers ont publié une motion intitulée : «pour que s'engage sans délai la LGV».

Les délais

Dans sa lettre, Nicolas Sarkozy répond à la principale question que se posent les personnes favorables à ce projet : les délais de la seconde phase de l'appel d'offres et la participation financière des acteurs pourle tronçon Tours-Bordeaux. Ainsi, le plan de financement sera défini, selon lui, pour la fin juillet. Pour cette échéance, le second tour de l'appel d'offres de mise en concession serait finalisé.

Répondant aux inquiétudes des collectivités territoriales, il annonce que «l'équilibre entre les contributions de certaines collectivités et le coût des aménagements spécifiques qui les concernent sera rétabli». Une décision qui devait être prise «avant la fin du mois de juin».

Par ailleurs, les signataires de la motion portant sur l'engagement de la LGV, demandent des «garanties» quant à la réalisation dans les délais prévus de «l'ensemble des projets». Et le courrier adressé à Alain Juppé en donne quelques-unes.

D'une part, Nicolas Sarkozy écrit : «RFF a décidé de poursuivre les études pour la mise en service d'une ligne nouvelle entre Bordeaux et l'Espagne, lorsque la ligne existante à deux voies ne permettra plus de répondre aux besoins de trafic».

Engagement envers l'Espagne

Et d'autre part, il souligne que «la France s'est engagée envers l'Espagne (...) à apporter la grande vitesse à la frontière franco-espagnole sur le corridor Atlantique». Tout en confirmant que les études et «les concertations afférentes» seront poursuivies, le président de la République française s'engage à «tenir le plus grand compte de l'environnement», suggérant notamment «l'enfouissement des sections les plus délicates».

Vingt-neuf communes souhaitent «reprendre à zéro"

«Nous ne partageons pas les données officielles concernant le tonnage», ont réaffirmé les élus présents hier à la Communauté de Communes Sud Pays Basque. C'est pourquoi, ils attendent pour la fin du mois de juillet les résultats des études parallèles engagées auprès du Cabinet Citec.

Les 29 communes des Communautés de Communes Sud Pays Basque, d'Errobi et de Nive-Adour se sont exprimées à l'unanimité «pour la LGV», mais pas à n'importe quel prix. Ils vont également préparer une motion qu'ils présenteront dans les conseils municipaux et communautaires.

Face au président de la République et les différentes collectivités territoriales favorables à ce projet, ils disent avoir «la légitimité» nécessaire pour intervenir sur ce projet, car «on ne peut pas aménager un territoire sans tenir compte des élus qui le représentent». Ils pensent, enfin, que depuis l'intervention de MAM, «les choses ne seront jamais comme avant».

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