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Pays Basque

Une soirée africaine en Soule pour une aide humanitaire à un village camerounais

06/06/2009

Marie FLEURY

Lokoti est un village camerounais de 5000 habitants. L'hôpital le plus proche se situe à trente kilomètres, mais faute de moyens de transports et de routes (seule une piste permet d'accéder au village), peu d'habitants s'y rendent. De fait, une grande partie de la population n'a pas accès aux soins dans une circonscription de 15 000 habitants qui voit aussi affluer beaucoup de réfugiés centrafricains et où il n'y a qu'un médecin. Le paludisme et le sida sont les premières causes de mortalité dans ce pays où l'espérance de vie n'excède pas 53 ans. L'eau, souvent contaminée par des virus, provoque également des maladies.

Eau potable et médicaments

Suite à un premier voyage au Cameroun, le médecin de Mauléon Christian de Gaye, face à l'étendue des besoins en matière de santé, décide avec des membres de la communauté de Lokoti de monter une association, Les chemins de Lokoti, présente à la fois à Lokoti et en Soule. L'objectif est alors de «les aider dans leurs besoins les plus vitaux», raconte Cathy de Gaye, trésorière de l'association, c'est-à-dire essentiellement l'accès aux soins et à l'eau potable.

Le projet consiste donc dans un premier temps à acheminer du petit matériel médical et des médicaments au centre de soins de Lokoti, car les médicaments fournis par l'Etat sont toujours en nombre insuffisant par rapport aux besoins. «Mais depuis le premier janvier 2009, on n'a plus le droit d'amener des médicaments, même en étant médecin», déplore Cathy de Gaye. «En ce qui concerne l'eau, il n'y avait jusqu'à présent qu'un puit au village. Il y a des sources mais elles ne sont pas exploitées. Nous avons financé la construction d'une fontaine, nous allons les aider à en faire d'autres», explique la trésorière de l'association.

Accompagner les projets

Mais l'objectif prioritaire, c'est l'association camerounaise qui l'a fixé : faire de la prévention sur le paludisme et le sida. Dans ce domaine, les souletins essaient d'apporter leur aide logistique et matérielle en envoyant par exemple des moustiquaires. Depuis la création de l'association, Christian de Gaye essaie d'aller à Lokoti une ou deux fois par an car «c'est important de se rendre sur place». Le but est que d'autres membres de l'association puissent effectuer aussi le voyage pour rencontrer les gens du village car «il faut apprendre à connaître leur fonctionnement avant de développer des projets, pour aller dans leur sens. Ca prend du temps, cette connaissance du terrain», explique Cathy de Gaye.

En Soule, les membres des Chemins de Lokoti ne sont pas les seuls à se mobiliser pour le village camerounais : l'hôpital de Mauléon a en effet fourni du matériel et les enfants de l'école de Chéraute correspondent avec les élèves de Lokoti. Actuellement, l'association récupère du matériel (lits médicalisés, bureaux, armoires, etc.) qu'elle voudrait faire acheminer jusqu'à l'hôpital de Lokoti qui vient d'être reconstruit.

Soirée festive

Avec l'association oloronaise Elat-Meyong, qui oeuvre pour le développement de la santé dans une autre localité du Cameroun à Yokadouma, les Chemins de Lokoti organisent une soirée aujourd'hui dès 20 heures à la salle municipale de Gotein-Libarrenx. «Le but est de faire connaître l'association et de réaliser des bénéfices pour financer le prochain convoi de matériel.» Le musicien burkinabé Zaky Diarra animera la soirée. Le programme de la soirée : «danser, discuter, manger africain», annonce Cathy de Gaye avant d'ajouter : «On tiendra un stand, on vendra des tissus africains et on passera un petit film». Les associations proposeront un repas à 20 euros, 12 euros pour les moins de 25 ans et 8 euros pour les enfants.

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