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Sujet à la une

Marché de l' immobilier : l'heure est-elle aux bonnes affaires ?

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31/01/2009

Sébastien VAÏSSE

On ne le sait que trop bien, la situation économique actuelle ne prête pas à la «franche rigolade». Bien au contraire, la crise financière qui bouscule l'économie mondiale n'a pas fait dans le détail et si certains osent à peine le prononcer du bout des lèvres, il s'agit bien d'une période de récession. Rien ne va plus et l'euphorie générale de ces dernières années, synonyme de croissance notamment en matière d'immobilier, a laissé place à un attentisme latent. Une prudence somme toute légitime puisque bien malin celui qui pourra dire de quoi demain sera fait ?

Pourtant et alors que la crise des subprimes laissait présager du pire, il y a quelques mois, les professionnels de l'immobilier avouaient à demi-mot un avenir bien sombre... sur lequel ils sont depuis revenus : «Les conséquences de la crise ont créé un véritable séisme, immédiatement sensible sur le secteur le plus dépendant du crédit (l'immobilier, ndlr)» expliquait hier René Pallincourt, Président de la FNAIM aux côtés d'André Lacabe, Président FNAIM Pays Basque.

Marché favorable aux acheteurs

«Dire que tout va bien serait ridicule mais la situation est moins catastrophique que ce qu'on a bien voulu laisser entendre» a poursuivi le Président de la FNAIM qui notait également un raccourcissement de la durée des prêts ainsi qu'un ralentissement de la hausse des taux d'intérêts. Un cocktail détonnant qui devrait, selon René Pallincourt, favoriser «la resolvabilité de notre clientèle», estimée à 16 % par la FNAIM et une relance du marché prévue pour 2010. Qu'on se le dise, si «jusqu'en septembre 2008 les vendeurs ont eu la part belle, aujourd'hui le marché est plutôt favorable aux acheteurs» s'est amusé René Pallincourt. Un paradoxe quand on sait que les banques restent globalement réticentes à prêter de l'argent, exigeant même des garanties maximales (20 % à 30 % d'apport) face aux difficultés qu'elles rencontrent pour reconstituer leur fond propre.

Aussi, dans un marché immobilier désormais résolument baissier, face au coût et au resserrement des crédits et alors que les conditions économiques générales apparaissent comme peu rassurantes, les Français manifestent un attentisme tous azimuts vis-à-vis d'une baisse des prix, d'une baisse des taux de crédit... Rappelons peut-être qu'après avoir passé la barre des 5 % l'année dernière, la moyenne du taux d'intérêt est aujourd'hui de 4,80 % sur l'ensemble du territoire.

Après avoir longtemps été un marché structurellement déséquilibré, avec un parc locatif insuffisant à satisfaire la demande, le marché de la location semble, quant à lui, se stabiliser : «l'offre correspond de plus en plus à la demande» explique Maïtena Lamothe, agent immobilier à Hendaye. Pourquoi ? Face à la difficulté à vendre un bien, certains vendeurs privilégient tout simplement la location...

La situation en Pays Basque

Personne n'est sans savoir que la boulimie immobilière de ces dernières années a donné lieu à une véritable explosion des prix de l'immobilier sur la Côte basque et, à un degré moindre, sur l'intérieur des terres. Pourtant si les hausses ont été très importantes, force est de constater que les baisses le sont également : entre 10 % et 20 % en termes de prix de vente (sans compter les négociations directes entre acheteurs et acquéreurs) et jusqu'à -50 % en ce qui concerne le volume des ventes : «Aujourd'hui nous intervenons auprès des vendeurs pour reconsidérer les tarifs mais les acquéreurs n'ont pas conscience de cette baisse des prix». Une reconsidération du prix de vente indispensable pour que le marché se relance.

Pour faire simple, au-delà de revenir à une situation plus saine, on revient surtout aux tarifs en vigueur il y a trois ans avec un facteur important en plus, la possibilité pour l'acquéreur de négocier. Une chose difficilement concevable en plein boum immobilier : «aujourd'hui tous les prix sont négociables» affirme Maïtena Lamothe. L'heure serait donc aux bonnes affaires... encore faut-il avoir les liquidités suffisantes !

Baisse significative

En Pays Basque, les prix de vente des biens immobiliers ont chuté de 10 % à 20 % avec la crise

Taux d'intérêt

Après avoir dépassé les 5 % l'année dernière, la moyenne du taux d'intérêt est aujourd'hui de 4,80 %

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