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Pays Basque

Arrestations... à un mois des élections

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24/01/2009

Goizeder TABERNA

La sérénité est encore une fois la grande absente de la pré-campagne électorale au Pays Basque sud. Hier matin, la police espagnole a arrêté huit militants de la gauche abertzale, parmi eux un représentant de la plateforme électorale Demokrazia 3 Milioi (D3M) et a perquisitionné plusieurs domiciles et locaux. Cette dernière opération a été au centre des prises de parole des candidats à la présidence de la Communauté Autonome Basque.

Le parti du Lehendakari sortant, également candidat, le Parti Nationaliste Basque, a comparé ces arrestations «préventives» à la guerre préventive soutenue par le PP en Irak. Selon son président, Iñigo Urkullu, «le péché originel» est la loi des Partis, utilisée aussi bien par le PSOE et le PP que par la gauche abertzale.

L'État de droit

Le PSE s'est exprimé à travers son candidat, Patxi Lopez, et a placé ces arrestations dans le cadre du «bon fonctionnement de l'État de Droit». Patxi Lopez est le principal rival de Juan José Ibarretxe, le président sortant, alors que la CAB a toujours été dirigée par le PNV.

Le parti de gauche actuellement présent au gouvernement, Ezker Batua (IU), présidé par Javier Madrazo, a affirmé que l'opération a des «motivations purement politiques» en vue de l'ascension de Patxi Lopez au poste de lehendakari. Dans le même sens, EA confirme que l'opération va à l'encontre de la candidature de la gauche abertzale. Alors que son candidat et président, Unai Ziarreta, s'était déclaré prêt à former un pôle souverainiste avec la gauche abertzale.

Pour ça part, Aralar a dénoncé «fermement» cette opération. Ces personnes ont été interpellées, selon ce parti de gauche et abertzale, «à cause de leurs idées», ce qui est pour lui inacceptable. Ainsi, le porte-parole Jon Abril a demandé la mise en liberté de toute personne emprisonnée en relation avec Batasuna. Il a également réclamé le droit à se présenter aux élections. Chose de plus en plus incertaine à la suite de ces arrestations, puisque certaines personnes représentent la plateforme électorale de la gauche abertzale D3M.

Enfin, le candidat du PP, Antonio Basagoiti, a félicité l'action du gouvernement socialiste.

Pour empêcher Batasuna de se reproduire

Huit personnes connues pour leur militance dans la gauche abertzale, 18 perquisitions dans 14 domiciles et quatre locaux, c'est le bilan de l'opération de police menée hier matin par la police espagnole, sous les ordres du juge de la Audiencia Nacional espagnole Baltasar Garzon. Le ministre de l'Intérieur espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba a affirmé que l'objectif «est d'empêcher Batasuna de se reproduire». De ce fait, il lie les personnes interpellées avec le parti indépendantiste interdit sur le territoire espagnol, et qui «appartiendraient donc à l'ETA».

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