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Sujet à la une

Installation d'antennes-relais:sérieuse friture à Anglet et Bayonne

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22/10/2008

Claire Revenu-Jomier

«On ne veut pas subir !» : les membres du collectif Pour la qualité de vie à Saint-Esprit sont révoltés. Ils ont appris vendredi dernier que la station de base SFR contre laquelle ils se battent depuis des mois sera bien installée sur le toit de l'hôtel Côte Basque à Bayonne. «Une exposition chronique avec la permanence de champs électromagnétiques a forcément des conséquences sanitaires ou biologiques» s'alarment les membres du collectif.

Le secrétaire d'Etat au développement numérique a par ailleurs appelé hier les ministères de la Santé, de l'Aménagement du Territoire, de l'Economie, les trois opérateurs mobiles et l'Association des maires de France à une réunion de travail.

Saint-Esprit

Novembre 2007 : des riverains remarquent un panneau d'autorisation de travaux discrètement installé dans une impasse jouxtant l'hôtel, derrière des conteneurs à poubelles. Rapidement, un collectif se monte.

11 janvier 2008 : il demande à la mairie de Bayonne l'annulation de l'autorisation de déclaration de travaux. Le collectif recueille plus de 250 signatures de pétitionnaires.

28 janvier : Martine Bisauta alors élue des Verts annonce que le dossier est arrêté «quelles que soient les conséquences avec l'opérateur SFR». Trois jours plus tard, Jean Grenet confirme que son adjoint à l'urbanisme, Jean-René Etchegaray, a bien retiré l'autorisation de mise en place d'antennes-relais.

Entre-temps, le collectif Pour la qualité de vie à Saint-Esprit adhère à l'association PRIARTéM (Pour la Réglementation des Implantations d'Antennes Relais de Téléphonie Mobile).

Début juin : tous les pétitionnaires sont convoqués à une réunion par l'opérateur SFR : l'antenne sera installée sur l'hôtel Côte Basque.

4 juin : le collectif écrit au maire de Bayonne pour lui faire part de sa surprise. Sans réponse, il réitère le 7 juillet 2008 et 18 juillet 2008.

18 juillet : sur les conseils de PRIARTéM, le collectif demande à Jean Grenet de lui fournir une copie de l'arrêté d'annulation auprès de l'opérateur SFR.

28 juillet : le conseil municipal annonce la mise en place d'un moratoire autour de l'installation d'antennes-relais sur la commune.

30 juillet : la mairie fait parvenir au collectif le retrait de non-opposition à déclaration préalable du 11 février 2008 et le convoque à une réunion.

9 septembre : Jean Grenet contacte PRIARTéM pour élaborer une charte, sur le modèle de celle de Paris, à laquelle l'association a participé.

17 octobre : la réunion se tient en présence de François Gouffrant, nouvel adjoint à l'urbanisme et Martine Bisauta, adjointe à l'environnement. Le moratoire n'est plus à l'ordre du jour, la charte non plus. SFR a attaqué la mairie pour non-acceptation des travaux. Le juge du tribunal administratif de Pau a débouté la Ville de Bayonne et donné raison à l'opérateur. La mauvaise nouvelle tombe : l'antenne sera installée avant la fin de l'année.

Urbanisme contre santé

«Le problème est qu'on est sur le code de l'urbanisme» déplore Martine Bisauta. «Pour le tribunal administratif, le risque de santé publique n'est pas avéré. A partir du moment où ces travaux ne sont pas en contradiction avec le plan d'urbanisme, on ne peut strictement rien faire».

Quid des municipalités qui prennent des arrêtés qui interdisent toute installation d'équipements de radiotéléphonie sur leur territoire à moins de 300 mètres d'une habitation ? «Ces arrêtés sont constamment rejetés» répond Martine Bisauta. «C'est juste un effet d'affichage. On sait très bien qu'ils seront annulés. Nous voulons mettre en place une commission communale de concertation à laquelle participeraient les opérateurs, les associations, la DDASS. On ne peut pas rester bloqués sur le côté urbanisme, il faut que les dossiers basculent sur le volet santé. Des mesures sur les ondes vont être mises en place. La loi nous donne le droit de missionner un bureau d'étude sur le sujet. La facture sera envoyée aux opérateurs, ce n'est pas aux contribuables de supporter le poids de ces frais importants. Un physicien de PRIARTéM, Ober Hausein, a répondu favorablement à notre invitation à venir apporter son expertise à Bayonne, le 6 novembre prochain».

Butte aux Cailles

«Doit-on attendre pour installer un passage piéton devant une école que des enfants soient morts écrasés ?» interroge Patrick Archambeaud du collectif Alerte à la Butte aux Cailles qui se bat contre le projet d'installation de six antennes de téléphonie mobile sur la tour d'entraînement des pompiers. Jean-Pierre Voisin, adjoint à l'urbanisme de la mairie d'Anglet devrait se prononcer dans la journée.

Acotz à Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pierre-d'Irube, Urcuit, Camp de Prats à Bayonne, Bidart, Bordagain à Ciboure, les autres collectifs et associations de riverains réclament eux aussi l'application du principe de précaution, qui stipule que la charge de la preuve incombe à ceux qui nient le risque et non à ceux qui le suspectent.

Risque sanitaire

Pour les tribunaux administratifs, le risque de santé publique n'est pas avéré

Précaution

La charge de la preuve incombe à ceux qui nient le risque et non à ceux qui le suspectent

inprimatu