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Sports - Football

L'Aviron maîtrise son football et le National

Après une prestation haut de gamme sur sa pelouse face à un prétendant à la Ligue 2, le Paris FC, l’Aviron Bayonnais FC s’est imposé pour la deuxième fois en deux journées et prend seul la tête du championnat de National

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12/08/2008

Marc Dufreche

Après avoir réussi la passe de deux victoires en deux journées, l'Aviron Bayonnais FC s'est hissé samedi seul à la tête du championnat de National. Un véritable petit exploit pour la bande d'Alain Pochat. Les Bayonnais s'inscrivent ainsi dans une belle dynamique de victoires dans laquelle ils se trouvaient déjà en fin de championnat CFA au printemps dernier.

Oui, on peut parler d'exploit, car même si cette première place au classement ne souffre d'aucune contestation possible, tous les spécialistes du football étaient très loin d'imaginer les Basques à une telle position avant que ne débute le Championnat. Effectivement, au regard de leur statut de promu et de plus petit budget de la division, les Bayonnais auraient très bien pu débuter ce championnat avec une défaite à Beauvais et une autre à domicile face à des prétendants à la Ligue 2, le Paris FC.

La belle incertitude du sport

Mais voilà, le charme et l'incertitude du sport que relevait Alain Pochat avant le premier match ont opéré à la faveur d'un groupe soudé et plein de détermination. Beauvais en a fait les frais, le Paris FC de même à Didier Deschamps samedi.

L'Aviron Bayonnais alignait face aux Parisiens 10 joueurs de champ sur 11 qui faisait déjà partie de l'effectif l'an dernier. Paris était venu avec des intentions de victoire, il n'a pas fallu 10 minutes aux Bayonnais et au milieu de terrain en particulier pour leur montrer qu'ici il fallait plus qu'une belle technique pour s'imposer. L'envie détermine le vainqueur. A ce jeu-là, les milieux, le capitaine Michel Bidegain et Younes El Hajjam, sont en tête de combat. Preuve de l'état d'esprit bayonnais, les deux attaquants Heckly et Poueys sont les premiers au pressing défensif.

Muselés, les Parisiens vont encaisser leur premier but dès la 13e min sur une tête reprise par El Hajjam suite à un coup franc excentré de Soubervie. Une réalisation qui va rendre euphorique les Basques sur le plan technique et collectif, montrant sans doute le meilleur football de l'ère en cours d'Alain Pochat. Soubervie, encore lui, est au centre, Romain Choplin est à la réception, imparable, 2-0 en faveur de l'Aviron. Les vingt dernières minutes de la première mi-temps vont se terminer sur une démonstration des Bayonnais dont les actions sont saluées par le nombreux public en état d'admiration devant le jeu développé par les Basques.

Jean-Marc Pilorget, l'entraîneur parisien, devait faire réagir ses joueurs pour la seconde mi-temps. Discours gagnant, du moins sur la forme, car pour le reste, l'Aviron est toujours le maître du terrain. Menant 2-0, les Bayonnais jouent logiquement un peu plus bas, s'exposant aux attaques adverses tout en attendant une opportunité de contre.

Paris dépose les armes

Bayonne se laisse volontiers dominé, Paris ne marque pas, la sérénité de la défense bleue et blanche est à la hauteur de ce qu'ont montré le milieu et l'attaque en première mi-temps. Ecoeuré, le Paris FC attaque le dernier quart d'heure fataliste, laissant aux locaux tout le loisir de terminer en beauté ce samedi radieux à Didier Deschamps. La cohésion s'étend aux tribunes, l'arbitre siffle la fin. l'Aviron est premier de National après deux journées, mais surtout après avoir joué le plus beau des footballs. Des Bayonnais qui, en seulement 180 minutes de championnat, sont passés de victime expiatoire à bête à abattre.

Autre satisfaction pour l'ensemble du club, l'Aviron se trouve également leader du classement du fair-play. Une preuve que Bayonne ne détruit pas le jeu pour s'imposer. Ils sont avec Cherbourg, les deux équipes qui comptabilisent un seul carton jaune. Certaines équipes ont au contraire été beaucoup plus sanctionnées. C'est le cas de Libourne Saint Seurin (7 jaunes et un rouge) ou de Cassis-Carnoux (9 jaunes).

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