Pays Basque
L’avocat de l’Etat espagnol défend la thèse de la manipulation de l’ETA sur ANV et EHAK

08/08/2008
Amaiur Belauste
La gauche abertzale a affirmé hier après-midi, qu’avec la présentation de la part de l’avocat général de l’Etat espagnol de deux écrits demandant l’illégalisation des partis politiques EHAK et EAE-ANV, l’Etat espagnol “veut rendre criminelle et laisser sans parole la gauche abertzale”. Cette demande met ainsi, en évidence qu’au Pays Basque, “la démocratie n’existait pas” a-t-elle insisté.
En effet, quelques heures auparavant, le Gouvernement espagnol, par le biais de l’Avocat de l’Etat, a présenté auprès de la chambre n° 61 du Tribunal suprême les documents demandant l’illégalisation des deux partis.
La gauche abertzale a dénoncé que “la majorité des arguments présentés étaient basés sur des rapports de la police” ; un fait qui d’après elle, démontre que “les militants de la gauche abertzale souffrent de persécution et de harcèlement de la part de la police”. Et elle a rajouté que “les écoutes téléphoniques et les traitements injustes de la part de cette dernière envers les militants indépendantistes étaient systématiques”. Aussi, elle a indiqué que le processus d’illégalisation déclenché contre EHAK et EAE-ANV “démontrait qu’au Pays Basque, on vivait dans une situation d’exception” et a voulu faire remarquer que cela supposait “le énième essai de criminaliser la gauche indépendantiste et de la laisser sans voix, sans activité politique ni représentants légaux”.
Défi politique
Selon la gauche indépendantiste, “ces décisions et ces jugements politiques prouvent qu’il y a des défis politiques évidents, avant, de la part du PP, et maintenant, ceux du PSOE qui applique le GAL juridique contre un changement vers un cadre démocratique et l’indépendance”. En conclusion, elle affirme que cela démontre la nécessité de rompre avec la Constitution.




