RSS

Pays Basque découverte Lejpb-rekin batera

Ostegunero
Ljpb-rekin

Index > Edition papier > Pays Basque

Pays Basque

Du porc basque exporté au Japon

p005_ph01.jpg

08/08/2008

Ihintza Erremundeguy

L'abattoir public de Saint-Jean-Pied-de-Port a reçu l'agrément pour exporter le porc basque au Japon. C'est le premier au Pays Basque nord.

Un agrément indispensable

«Cela faisait deux ans que nous étions sur le dossier mais le cahier des charges japonais est beaucoup plus rigoureux que l'européen» explique Joseph Mogabure, directeur de l'abattoir depuis douze ans.

En effet, pour pouvoir exporter au Japon tous les ingrédients qui entrent dans la confection du produit alimentaire doivent être agréés par le Japon.

Ainsi, pour que l'entreprise Oteiza, à l'initiative du projet, puisse exporter les viandes, l'abattoir devait être agréé par le Japon. «Nous en avons profité pour demander l'agrément pour tout le monde» explique J. Mogabure.

Un marché prometteur

D'après Véronique Belmain, directrice départementale des Services Vétérinaires, «les Japonais sont assez friands de produits de luxe, du terroir. Il s'agit d'un petit territoire très peuplé. Donc le Japon est un gros importateur en agroalimentaire. C'est ainsi un marché très intéressant.»

Le territoire français exporterait en effet plusieurs millions d'euros de produits charcutiers chaque année au Japon.

«C'est une image de marque pour Oteiza. Pour une entreprise de taille moyenne qui a un fort développement économique, c'est un marché non négligeable. Et c'est aussi une carte de visite permettant d'ouvrir d'autres marchés.» explique-t-elle.

Produits de qualité

J. Mogabure se réjouit beaucoup de cette réussite. Ce marché lui semble «très intéressant». «Les interlocuteurs du Japon misent sur la qualité. C'est beaucoup mieux qu'ici où les grandes surfaces ne s'intéressent qu'au prix. Ici nous ne savons pas mettre en avant la qualité. Commercialement nous détruisons nos produits.» déclare-t-il.

Les Japonais demandent le porc le plus gras possible. «C'est le contraire de ce qui se fait ici. Ils veulent les produits comme on les faisait avant».

D'après Pierre Oteiza «dès qu'il y a agrément, il y a ouverture». «Nous ne pourrons jamais faire des quantités. C'est une microfilière. À partir du porc nous devons adapter le marché au fromage de brebis, au vin d'Irulegi, à la truite de Banka... Le Pays Basque ne doit pas produire industriellement mais en qualité. Il doit produire du très bon produit.» ajoute-t-il.

Japon : un marché prometteur

D'après Joseph Mogabure, directeur de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port, l'exportation peut être élargie à d'autres produits. «Il y aurait quelque chose à faire avec les agneaux de lait par exemple. Egalement avec les moutons et les veaux.» dit-il. Il aurait donc le projet de demander un agrément pour ces produits-là aussi.

D'après Pierre Oteiza, l'agrément pour le fromage de brebis produit par un jeune agriculteur des Aldudes serait en route. «Cela est une très bonne chose».

Comme le Japon, d'autres pays sont «intéressants» d'après J. Mogabure et Pierre Oteiza. «Le Canada tout particulièrement et les USA nous intéressent».

inprimatu