Pays Basque
Après l'explosion des obus, une inspection aux alentours du Fort de Socoa
26/07/2008
Nathalie Niel
Vendredi après-midi, le sous-préfet de Bayonne, Eric Morvan, le maire de Ciboure, Daniel Poulou, et le Capitaine des pompiers se sont retrouvés à Socoa. Leur mission, vérifier que les 34 obus trouvés allaient correctement exploser. Comme il s'agit du domaine public, ce sont les militaires qui sont intervenus. Une équipe spéciale de démineurs est arrivée de Brest. Eric Morvan précise qu'il s'agit, d'obus de 60 et 75, à l'exception d'un seul de 100. Et d'ajouter : «Il ne s'agit pas d'une bombe. Mais il faut faire attention et prendre les mesures de sécurité appropriées. Si 34 ont été découverts, il est probable que d'autres obus soient encore sur les lieux. Une reconnaissance sera nécessaire et une inspection approfondie sera organisée prochainement».
Quinze engins explosifs doivent être transportés, en soirée, dans un filet afin de les faire sauter au large. Pour les autres obus, enchâssés dans les rochers, la seule solution était l'explosion sur place. Un grand tir et 3 à 4 tirs secondaires ont été programmés selon un mode opératoire précis : des charges de plastique sont mises en contact avec les obus puis le tout est recouvert de sacs de sable. Selon Eric Morvan, il semble, que ces obus aient été jetés par les troupes allemandes qui occupaient le fort de Socoa pendant de la Deuxième Guerre mondiale. Pour réaliser l'opération en toute sécurité, sur terre, un périmètre de 350 m a été ordonné. Dans ce périmètre, les habitants et les activités ont été encouragées à évacuer tout l'après-midi ou à rester confiner en prenant soin de laisser les fenêtres ouvertes. En mer, la gendarmerie maritime d'Hendaye a interdit la navigation autour du fort sur 700 m. Enfin, la tour de contrôle de Biarritz a également été mobilisée afin d'empêcher le survol de la zone par de petits avions durant les périodes de tirs. Tout comme l'espace aérien jusqu'à Fontarrabie a été mis en alerte pour le tir du vendredi soir en haute mer. Comme l'indique M. Berlan, délégué à la sécurité à la mairie de Ciboure, «La situation n'est pas inédite, des obus ont déjà été trouvés, sur la plage de Socoa il y a 4 ans». Quant aux activités de loisirs et de restauration de Socoa, semblaient dubitatifs. Si certains s'amusaient de déploiements de telles mesures de sécurité, d'autres, comme l'Ecole française de voile, déploraient de devoir perdre une après-midi de navigation en pleine saison et par un beau soleil...



