Culture
Les entrechats des Satanak font aussi le succès de la pastorale
26/07/2008
Joana Iragarai
Une pastorale ne se résume pas au chant. Grand spectacle découlant d'une tradition théâtrale héritée du Moyen-Âge, l'aspect chorégraphique est de la plus haute importance. Dans cette scénarisation, la danse tient un rôle particulier. C'est ainsi que, ce week-end, tant Orreaga jouée à Bayonne, que Xiberoko Jauna à Espes font appel à des danseurs dans le cortège des artistes.
Pour Xiberoko Jauna, la Pastorale traditionnelle de l'académicien souletin Jean-Louis Davant (Cf. Supplément JPB du samedi 19 juillet), c'est Margot Faurié qui a pris les commandes, il y a deux ans, de la partie dansée de l'oeuvre. De nombreux danseurs s'étaient présentés puis il a fallu écrémer, car «les niveaux étaient différents, certains étaient trop jeunes, cela nous donnait trop de travail», raconte Margot Faurié.
Au final, 3 garçons et 7 filles entre 16 et 27 ans ont été «retenus» pour interpréter les Satanak, fameux personnages «rouges», aux saisissants et spectaculaires entrechats venus ponctués les tableaux historiques chantés «des bleus».
Les pas restent assez traditionnels «sauf pour l'ensemble final qui varie un peu d'après une forme qui a déjà été faite» précise Margot de rajouter «au début, chacun est arrivé avec son idée. Finalement on est resté assez prêt de nos idées de départ : trois tableaux dansés, un assez simple pour les plus jeunes, un plus sophistiqué pour les adultes puis un tableau commun pour les enfants et les adultes».
D'après elle, les trois tableaux de danse «s'inscrivent bien dans l'enchaînement des tableaux des choeurs».
Les protagonistes de Xiberoko Jauna ont innové en matière de costumes de Satanak d'ordinaire en pantalons bordés de dorure. Ceux des garçons restent traditionnels alors que «les filles sont en jupe avec des vestes, des bérets et des bottines, le tout en rouge et noir. Ils sont magnifiques» avoue fièrement Margot.
Margot Faurié, ancienne danseuse, faisait son baptême d'enseignement avec tous les doutes et les remises en question que cela comporte. «Au début, je ne savais pas comment m'y prendre, d'autant plus avec une échéance d'une telle importance. Peu à peu, au fil des nombreuses répétitions, la confiance s'est installée et aujourd'hui cela va bien».
Là où l'aventure et la dimension sociale de la Pastorale prennent tout leur sens, c'est dans la continuité des liens créés à l'occasion de ce grand projet communautaire entre les participants. «C'est une si bonne expérience, que nous souhaitons continuer, nous rassembler et créer un groupe de danse. Pour cela il faut voir qui va suivre car il y a plusieurs niveaux et il faudrait donc deux ou trois professeurs pour assurer la régularité des répétitions».
Si le ciel ne tombe pas sur la tête des Souletins, Xiberoko Jauna, aura lieu dimanche à 15h30 à Espes.
Suite à l'aventure Xiberoko Jauna, l'envie se ressent de créer un groupe de danse pérenne




