Sports
" Urdaibai n' a pas la tradition d' Orio ou d' Hondarribia "
26/07/2008
Pascal Proux
Lors de l'étape précédente de la Liga à Plentzia, Patxi Bilbao a gentiment répondu aux questions du JPB. L'entraîneur de la Bou Biscaya d'Urdaibai en tête de la Liga rappelle que les bonnes performances de sa trainière sont récentes dans l'histoire de ce sport. Après 28 ans, dans le milieu, il parle aussi de se retirer à la fin de cette saison pour se consacrer à sa profession de banquier.
Parle-nous de l'aficio à Bermeo?
Urdaibai n'a pas la tradition historique d'Orio ou d'Hondarribia. Bermeo est un port de pêche où l'été il était difficile lors de la saison de la bonite ou du thon de se libérer du travail. Le développement sportif date de 1975 à partir duquel le club s'est structuré, atteignant le niveau de première division en 1998. Depuis le club attire et a obtenu sa popularité avec les résultats.
Le titre de la Liga San Miguel 2007 est-il bien digéré ?
C'est effectivement ma première préoccupation, maintenir la tension, l'intérêt de l'équipage. L'année dernière le groupe était nouveau, attentif. Il fallait maintenir cette envie. Cet hiver à l'intersaison j'ai diversifié les formes d'entraînement pour les rendre ludiques, attractifs. L'hiver est le ciment de notre préparation. Pour ce qui est de cette Liga, je fais en sorte de toujours être dans l'incertitude, l'envie de prouver, de se mettre plutôt en position de challenger que de favori. C'est comme cela que je fonctionne.
Concha ou Liga, ta préférence?
Deux choses différentes. La Concha nous ne l'avons jamais gagnée. C'est comme une étape reine du tour, tu rêves de l'avoir. Mais il y a des facteurs que tu ne maîtrises pas. La même ligne d'eau, la une, peut être néfaste comme lors de la dernière Téléfonica ou bénéfique si le vent est au Sud Est. Cela se joue aussi sur la forme du moment.
Tu parles de te retirer?
Oui, cela fait 28 ans que je suis dans le milieu en tant que rameur, dirigeant ou entraîneur. J'ai des objectifs à réaliser tant dans mon métier de banquier que sportifs avec la Liga San Miguel ou la Concha. Je dois me dédier avant tout à mon travail au Bankoa, banque du Crédit Agricole car je ne suis pas comme la majorité des autres entraîneurs, libérés à plein-temps pour se consacrer au sportif.
Un message pour le Pays Basque nord?
L'aviron banc mobile est un sport aussi louable que celui du banc fixe avec ses structures propres et ses qualités. Sans le quitter je pense que comme cela se fait à Orio ou Hondarribia un athlète peut passer dans la saison de l'un à l'autre. Nous avons un rameur, Andrei Nicolaï, un roumain trois fois champion du monde d'aviron avec la Roumanie. Un rameur de bon niveau peut passer très vite avec l'envie d'une pratique à l'autre. Après, intégrer totalement une trainière demande deux ans.




