Sports - Trainičres
Long voyage en Galice de la Liga ACT
26/07/2008
Pascal Proux
Aujourd'hui et demain, la liga ACT San Miguel voit ses Banderas de Moana (18h ) et de Riveira (12h, demain), se déplacer à la limite du Portugal et de la province de Vigo-Pontevedra.
Près de 1500 km aller-retour pour les plus éloignés. Même si ce sport se professionnalise et que les rameurs sont de mieux en mieux préparés, la longueur du voyage engendrera sans aucun doute quelques fatigues supplémentaires. San Pedro, Castro et Orio semblent avoir des effectifs de près d'une vingtaine de rameurs interchangeables sans préjudice pour le rendement. Urdaibai de Patxi Bilbao lui aura recours à deux ou trois substitutions entre les courses d'aujourd'hui et demain. De plus cette semaine ont eu lieu les Championnats du Guipuzcoa mercredi à la Concha et de Biscaye à Leikeitio jeudi. Épreuves qui tiennent à coeur aux présidents, entraîneurs et rameurs pour une question de suprématie régionale et parfois de primes et dotations.
Trois groupes semblent se former avec des enjeux différents. Pour le titre Urdaibai le plus régulier, Castro en pleine forme et San Pedro opiniâtre luttent à portée de points et de rames. Pour l'accession à la Tanda d'honor on retrouve les aguiluchos de La Maritza d'Orio, l'Enbata de Zarautz, Pedrena et la Teo Deum de Zumaia. Enfin, pour éviter les places de barragistes se battent Hondarribia, presque sortie d'affaire après sa belle prestation (4e) à Plentzia, Cabo Da Cruz et surtout Tiran et Arkote. Laredo lui est largement distancé. Abonné aux dernières places et qui se prépare patiemment pour les play downs de descente, fin septembre à Portugalete. Lujambio (Castro) est détenteur du maillot vert de meilleur patron avec trois points d'avance sur son poursuivant immédiat et mettra son talent au service de la Marinela .
Toutes ces ambitions alimentent cette belle Liga ACT San Miguel qui prend des accents «exotiques» après un début à Saragosse. Les dirigeants veulent et prônent cette ouverture, notamment prêts à aider organisation dans des terres «nouvelles» et venir en Pays Basque nord, Andalousie et Catalogne, ou la culture de la rame est bien implantée, parfois sous d'autres pratiques, banc mobile ou petites trainières.




