ANGELU - ANGLET
Huitième saison de sauvetage en jet ski
·La saison passée, les MNS d’Anglet ont effectué 87 interventions juchés sur ces véritables motos marines
En chaussures et pantalon au bord de l’eau, le maire Jean Espilondo s’est dit "bluffé". A la veille de la saison des baignades, les maîtres nageurs sauveteurs (MNS) des plages d’Anglet ont effectué hier matin quelques démonstrations de sauvetage : l’une classique, à la nage et avec le secouriste accroché par un filin, et l’autre en jet ski. Il a fallu moins de cinq minutes aux secouristes pour ramener sur le sable le faux noyé en pagayant contre vagues et courants. Avec l’engin motorisé, qui glisse aisément sur les vagues à contre-courant, l’affaire est pliée en 30 secondes.
Deux jet ski de 1 200 cm3 patrouilleront au large des 4,5 kilomètres de plage angloye durant tout l’été. Le plus puissant, fort d’un moteur de 120 chevaux une vraie moto - est capable d’atteindre une vitesse de 110 km/h sur l’eau : de quoi joindre la Barre depuis le VVF en trois minutes, montre en main.
C’est en 1996 que la commune a troqué le zodiac contre le jet ski. Elle est alors la première du littoral atlantique. "A l’époque, ce choix avait été critiqué" indique Jean-Michel Lambert, directeur des services, "comme souvent dès qu’il y a un changement" relativise l’adjointe Faridha Hadidi. Les avantages sautent pourtant vite aux yeux, au point que les appareils vont rapidement être adoptés un peu partout. "Les jet ski peuvent sortir par tous les temps, ils sont très rapides, très malléables, ils n’ont pas d’hélices donc sont moins dangereux pour les baigneurs" égrène Laurent Bourrassé, en charge du service des plages.
CRSen VTT
L’été dernier, malgré un temps peu propice aux bains et une semaine de baignade interdite pour cause de pollution, les MNS ont effectué 87 interventions en jet ski, sur 1 846. En 2006, avec une mer plus agitée et un temps de saison, ils ont totalisé 162 sorties (parmi 2 215).
Ces appareils, changés tous les quatre ans, coûtent à la ville entre 10 000 et 12 000 euros pièce. "Entre les moyens matériels et humains, la surveillance de nos plages coûte 400 000 euros" rappelle le maire. Cela valait bien une petite visite sur le terrain, à l’issue de laquelle il s’est dit "très satisfait du fonctionnement du dispositif".
Un dispositif qui inclut 70 MNS embauchés par Anglet pour la période du 15 juin au 15 septembre. Deux groupes de 4 CRS se relaieront pour renforcer le dispositif, mais uniquement en juillet et août, maintenant que l’Etat a décidé d’écourter la durée de ce soutien. Une mesure que regrette le maire, "car les CRS disposent de pouvoirs de police, et assuraient du coup la surveillance des plages, pas seulement de la baignade". Les 6 CRS chargés uniquement de surveiller la promenade au bord de la plage et les parkings en VTT, sont par contre de retour. Pour la commune, ils sont largement responsables de la diminution des vols à la tire l’an passé.
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