La mort de la fillette de deux ans et demi a été accidentelle. Sur ce point la Procureur de la République de Bayonne, Anne Kayanakis, n’a aucun doute. Hier après-midi, elle a fait le point sur l’enquête sur la mort de l’enfant survenue jeudi, à la crèche municipale de Ciboure. Une enquête menée par le commissariat de Saint-Jean-de-Luz.Les examens médicaux et l’autopsie ont révélé que la fillette est morte par strangulation. "L’asphyxie mécanique est la cause de la mort", a précisé la Procureur. La petite fille a appuyé sa joue sur une zone incurvée du toboggan. Cette pression a occasionné une perte de connaissance. La pression sur la carotide a été, alors, plus grande, ce qui a provoqué sa mort.
Réanimation
Les circonstances sont inconnues. On sait seulement que le drame est survenu à 16h40. Au moment de l’accident, a indiqué A. Kayanakis, deux employées étaient chargées de surveiller les aires de jeux de la cour où étaient réunis les enfants âgés de plus de 18 mois. L’une de ces dernières a donné l’alarme et a tenté de réanimer la fillette après avoir découvert son corps inanimé à côté du toboggan.Les pompiers et le Samu arrivés rapidement sur place ne sont pas parvenus à la réanimer. La crèche a été fermée hier pour les besoins de l’enquête, et la mairie a communiqué qu’elle le sera également lundi. Au pas de la porte, des fleurs ont été posées en hommage à la fillette.
Ces parents ont décidé de porter plainte pour homicide involontaire, a indiqué la Procureur de Bayonne. Un expert a par ailleurs été chargé d’examiner le toboggan à l’origine de l’accident, afin d’en déterminer le mode de fabrication ainsi que les conditions de son montage et de son entretien dans la crèche.
Hier, les employés de l’établissement et les parents de la victime ont bénéficié d’une cellule d’aide psychologique.